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Cacophagie
Comportement pathologique caractérisé par l’ingestion orale de substances impropres à la consommation alimentaire.
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Caféisme
Accoutumance au café ou effets d’un usage abusif de café.
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Camisole de force
Blouse en toile très forte empêchant les mouvements des membres supérieurs.
C’est un moyen de contention utilisé pour maîtriser certains malades mentaux particulièrement agités. W. Battie en Angleterre, W. Cullen en Ecosse, P. Pinel et J. B. Pussin en France furent parmi les premiers à remplacer les chaînes qui jusque-là maintenaient les grands insensés dans leur loge par des « gilets de force », qui devinrent des « camisoles » avec E. Esquirol et W. Tuke.
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Cancérophobie
Peur obsédante et sans fondement d’être atteint de cancer ou de se trouver en contact avec une personne souffrance de cette maladie.
Cette phobie prend un caractère obsessionnel dans lequel il ne peut se débarrasser de la pensée obsédante du cancer et doit parfois se livrer à des rites de lavage, de nettoyage de ses vêtements ou même des meubles...
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Cannabisme
Etat d’intoxication aiguë ou prolongée au chanvre indien (Cannabis sativa) ou à ses dérivés.
>>Les effets du cannabis : L’ivresse cannabique consiste dans un premier temps en une sensation de flottement, le plus souvent agréable. Le sujet conserve sa lucidité, a même l’impression que toutes ses sensations, son intelligence sont exacerbées. Ensuite, surtout pour des doses élevées, surviennent des distorsions, des modifications de perception, des synesthésies, voire des phénomènes hallucinatoires.

Deux aspects importants de ce voyage sont la modification de la perception du temps (qui paraît se dérouler très lentement) et la suggestibilité. Ce dernier point explique les contagions d’euphorie qui surviennent dans les groupe où circule unjoint.

... Il n’existe donc pas d’accoutumance ou de dépendance physique du cannabis et il est difficile en la matière de parler de toxicomanie.
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Capgras (syndrome de) >>Doubles (illusion des)
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Caractériel, elle
Se dit le plus souvent d’un enfant dont le comportement est perturbé et l’adaptation au milieu difficile et instable sans qu’il présente une véritable maladie mentale.
L’origine des troubles caractériels est parfois constitutionnelle. Elle est le plus souvent liée à des problèmes affectifs et relationnels en rapport avec une organisation névrotique de la personnalité du sujet.
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Carcérale (psychose)
Psychose subaiguë, délirante et confusionnelle, réactionnelle à l’incarcération plus ou moins prolongée d’un détenu souffrant particulièrement de sa claustration et de son isolement.
Ces troubles mentaux n’apparaissent généralement que sur des personnalité fragiles et prédisposées, marquées avec une grande fréquence par la psychopathie, l’alcoolisme et les toxicomanies les plus diverses.
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Carte familiale
Schéma d’organisation des transactions familiales et des frontières entre les différents sous-systèmes.
Le thérapeute établit la carte familiale à partir des communications verbales et non verbales ainsi que des comportements de la famille au cours des séances de thérapie. Cela permet de formuler des hypothèses sur les domaines où la famille fonctionne bien et sur ceux qui paraissent dysfonctionnels. De la sorte, la détermination des objectifs thérapeutiques s’en trouve facilitée.
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Case-work
Technique d’aide, surtout utilisée par les assistants sociaux, visant à faire prendre conscience au sujet, au moyen d’entretiens, des difficultés psychologiques qui sous-tendent la demande qu’il formule à partir de problèmes sociaux concrets, dans le but de l’aider à prendre une décision de le faire bénéficier au mieux des mesures qui pourraient lui être proposées.
Naturellement l’enquête d’information sur le milieu social du sujet n’est pas exclue par cette méthode. La différence avec le traitement psychothérapique traditionnel est que cette méthode se limite au problème précis posé par le consultant et ne vise pas à rééquilibrer l’ensemble de sa personnalité.
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CAT ou Children-s Apperception Test. Test projectif dérivé du TAT (Thematic Apperception Test) mettant en scène des animaux et destiné aux enfants de moins de 8 ans.
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Catalepsie
Etat caractérisé par une rigidité musculaire particulière, dite « plastique ».
Les anciens auteurs décrivaient cet état comme une flexibilité cireuse.
Le sujet cataleptique, spontanément immobile, résiste à la mobilisation passive comme de la « cire molle ». Il peut garder très longtemps les positions qu’on lui faire prendre.
>>La catalepsie est essentiellement observée en psychiatrie : schizophrénie, hystérie de conversion, catalepsie induite par l’hypnose.
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Cataplexie
Perte soudaine du tonus musculaire, généralement accompagnée d’une diminution de la force musculaire et d’un incoercible besoin de dormir.
La cataplexie fait partie du tableau clinique d’un trouble du sommeil : la narcolepsie essentielle ou maladie de Gélineau. Elle est déclenchée par des émotions intenses (surprise, rire, pleurs).
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Catastrophes (théorie des)
Théorie, due au mathématicien R. Thom, selon laquelle, d’une part, toute situation stable qui résiste à des perturbations infinitésimales connaît des limites rigides à sa stabilité et, d’autre part, la connaissance de ces limites permet de prévoir les changements brusques, dont le nombre possible est fixé à 7.
L’intérêt de cette théorie, selon son auteur, est qu’elle peut s’appliquer à des situations définies dans presque tous les domaines des sciences humaines, comme la biologie, la linguistique, la psychiatrie.
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Catatonie
Etat pathologique de la psychomotricité caractérisé par une perte de la spontanéité et de l’initiative motrices, l’inertie et le négativisme.
C’est un comportement moteur plus ou moins permanent ne répondant pas d’une manière adaptée aux stimulations du milieu, s’accompagnant souvent d’impulsions et de stéréotypies gestuelles (maniérisme, tics de balancement) ainsi que de catalepsie (maintien d’attitudes avec raideur et impression pour l’observateur de flexibilité cireuse). On distingue des formes mélancoliques, ou périodiques, et des formes schizophréniques. C’est dans ces dernières que la catatonie peut se transformer brusquement en agitation et violence impulsive catatoniques.

D’abord décrite par K. Kahlbaum en 1874 comme « folie de tension » ayant une évolution en quatre phases successives (mélancolique, maniaque, confuso-stuporeuse et démentielle), la catatonie est intégrée par E. Kraepelin, en 1899, dans le cadre de la démence précoce, dont elle devient la forme catatonique.
>>Mais la catatonie est avant tout une forme clinique de la schizophrénie. Elle est devenue plus rare avec les progrès de l’assistance psychiatrique. Pour beaucoup de psychiatres, et en particulier ceux de l’école de psychiatrie dynamique de Chicago (F. Alexander, J. Masserman), elle ne serait que l’expression d’une régression à un stade psychoaffectif et psychomoteur très archaïque, avec des attitudes fotales effectivement fréquentes chez les malades catatoniques.
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Catécholamine
Groupe de neuromédiateurs présents dans différents organes et caractérisés par la présence d’un noyau catéchol sur lequel vient se greffer une chaîne aminée latérale.XX
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Cathartique (méthode)
Toute méthode thérapeutique qui vise à obtenir une situation de crise émotionnelle telle que cette manifestation critique provoque une solution du problème que la crise met en scène.
Aristote a fait de la catharsis le pivot de sa conception de la tragédie : la fonction tragique consisterait à « purifier » les passion mauvaises (craintes, pitié) par leur mise en jeu à l’occasion de représentations d’actes « vertueux et accomplis ». J. Breuer et S. Freud reprennent ensuite ce terme pour désigner leur première méthode psychanalytique : la reviviscence d’une situation traumatique libérerait l’affect « oublié » et celui-ci restituerait le sujet à la mobilité de ses passions. La catharsis est liée à la pratique de l’hypnose par Freud ; la meilleure preuve en est que, lorsqu’il élabore les notions de transfert et de libre association et abandonne de ce fait l’hypnose, il abandonne également la catharsis.
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C.A.T.T.P
Centre d’action thérapeutique à temps partiel.
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Cénesthopathie
Perturbation de la cénesthésie ressentie d’une manière à la fois anormale et pénible. Ce terme crée par Dupré et Camus regroupe les diverses anomalies (non organiques) de ce domaine perceptif interne et, en particulier, les illusions et hallucinations cénesthésiques que l’on peut retrouver dans certains délires hypocondriaques.
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C.A.T
Centre d’aide par le travail. Etablissement offrant aux adolescents et adultes handicapés qui ne peuvent, momentanément ou durablement, travailler ni dans une entreprise ordinaire ni dans un atelier protégé, ou exercer une activité professionnelle indépendante, un soutien médico-social et éducatif et un milieu de vie favorisant leur épanouissement personnel et leur intégration sociale.

C.T.R.S
Centre de traitement et de réadaptation sociale
Service pilote créé dans quelques hôpitaux psychiatriques publics français après la libération, pour traiter des malades mentaux en vue de leur réinsertion sociale rapide et éviter la chronicisation de leurs troubles.
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C.H.R.S
Centre d’hébergement et de réadaptation sociale
Structure d’accueil sociale qui peut recevoir des individus ou des familles en difficulté, mais aussi des alcooliques sortant d’une cure hospitalière, isolés, sans famille, sans domicile et sans travail ; cet hébergement temporaire vise à la réinsertion et à la réadaptation.
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C.H.A.A
Centre d’hygiène alimentaire et d’alcoologie
Structure d’accueil, de soins et de prévention assurant le suivi ambulatoire de toute personne confrontée de quelque manière que ce soit à une problème d’alcoolisation.
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C.H.S
Centre hospitalier spécialisé
Etablissement hospitalier public spécialisé le plus souvent en psychiatrie.
La loi du 31 décembre 1970 a débaptisé les hôpitaux psychiatriques pour les classer dans la catégorie des centres hospitaliers spécialisés. Ce sont des établissements publics administratifs, dont l’organisation, le fonctionnement et le contentieux respectent les règles du droit administratif.
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C.M.E
Centre médico-éducatif
Etablissement accueillant des personnes âgées de 3 à 20 ans, atteintes d’un déficit intellectuel exigeant le recours, sous contrôle médical, à des techniques non exclusivement pédagogiques.
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C.M.P
Centre médico-psychologique
Unité de prévention, de diagnostic et de soins organisée pour lutter contre les maladies mentales.
Les ancêtres de ces centres ont d’abord été les dispensaires d’hygiène mentale, fonctionnant sur le même modèle que les dispensaires antituberculeux.
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C.M.P.P
Centre médico-psycho-pédagogique
Centre de soins ambulatoires dans lequel les enfants en difficultés psychologiques sont pris en charge  par une équipe pluridisciplinaire composée de psychiatres, psychologues, assistantes sociales et psychothérapeutes.
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Cérébelleux (syndrome)
Ensemble de signes cliniques manifestant une atteinte du cervelet ou des voies cérébelleuses.
Le syndrome cérébelleux se manifeste essentiellement par des troubles de l’exécution du mouvement qui rendent le geste incoordonné (ataxique). L’ataxie cérébelleuse est principalement due à une hypotonie des extenseurs, à un tremblement pendant le mouvement, à un manque de puissance dans la contraction (asthénie) et à un défaut d’ajustement de l’amplitude des gestes (dysmétrie)
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Charcot (Jean Martin)
Neurologue français (paris 1825 – Montsauche, Nièvre, 1893).
Il devient médecin des hôpitaux en 1856 et est agrégé de médecine en 1860. Il est nommé en 1862 chef de service à la Salpêtrière, où il va collaborer avec A. Vulpian dans l’étude de la pathologie des vieillards, puis dans celle des maladies neurologique. Le premier, il individualise, grâce à la méthode anatomoclinique, la sclérose latérale amyotrophique qui porte son nom, certaines formes de la sclérose en plaques et diverses affections médullaires localisées. Il décrit aussi une affection rhumatismale chronique déformante et les arthropathies du tabès. Ces travaux lui valent d’être élu professeur de clinique des maladies nerveuses, en 1882, dans une chaire créée spécialement pour lui à la demande de Gambetta.
C’est à l’occasion d’une réorganisation des locaux qu’à son service de la Salpêtrière sera adjoint le « quartier des épileptiques simples », où se trouvent de nombreuses hystériques. Il se passionne bientôt pour l’hystérie dont il entreprend l’étude dans une démarche qu’il voudrait purement anatomoclinique, espérant qu’elle lui réussira autant que pour ses précédentes recherches. Il doit cependant admettre que l’hystérie n’est pas due à des lésions cérébrales anatomiques, mais tout au plus à des « lésions fonctionnelles ». Il s’efforce de décrire un « tableau clinique » de la névrose avec ses manifestation critiques et intercritiques, ses « stigmates » et son évolution, sans se douter qu’il ne s’agit que de l’effet de la suggestion qu’exerce le médecin, comme le montraient alors H.P. Bernheim et A. A. Liebeault à Nancy. Et même s’il admet que ses malades sont bien parfois en état d’hypnose, c’est pour ajouter qu’il ne s’agit que d’une manifestation de plus de l’hystérie. Cet édifice clinique va être détruit, du côté de la neurologie, par J. Babinski, un des élèves du maître. On sait aussi que l’école de Nancy avait en grande partie raison. Mais surtout, le jeune S. Freud, stagiaire à la Salpêtrière durant l’hiver 1885-1886, allait profiter à la fois de l’enseignement clinique du maître et des critiques nancéennes pour découvrir l’inconscient et plus tard la psychanalyse. P. Janet, promoteur d’une psychopathologie dynamique, sera aussi un élève fidèle de Charcot, qui apparaît ainsi, malgré son échec devant l’hystérie, comme un grand maître non seulement de la neurologie, mais aussi de la neuropsythiatrie française de la fin du XIXème siècle.
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Choc psychique
Etat de sidération affective et émotionnelle avec incapacité de réponse adaptée à la suite de l’apparition brutale et inattendue d’un événement créant un traumatisme psychologique majeur.
Il s’accompagne de réactions psychopathologiques diverses allant de la simple anxiété avec réactions neurovégétatives minimes jusqu’à la stupeur. Se produit alors une véritable dissolution de la conscience avec obnubilation pendant une période allant de quelques minutes à quelques heures, et même parfois quelques jours. La restructuration secondaire de l’activité psychique peut se faire sur un mode névrotique ou même psychotique.
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Choc (traitement de)
Tout moyen thérapeutique utilisé en psychiatrie, visant à provoquer une crise avec perte de conscience dans le but de rétablir un équilibre mental chez certains malades psychotiques.
L’idée de ces traitements est ancienne puisque déjà Van Helmont proposait, au début du XVIIè siècle, l’immersion soudaine et brutale avec noyade quasi complète du malade qui, réanimé au dernier moment, était censé reprendre ses esprits en oubliant définitivement son délire mélancolique.
... Aujourd’hui seul l’électrochoc continue à être largement pratiqué, dans les états dépressifs graves et dans certaines psychoses aiguës.
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Choix psychique invisible
Modèle étiologique de certaines crises ou de décompensations hystériques.
Introduit par E. Kretschmer, ce terme désigne le processus psychologique qui propulse un sujet vers une fuite ou une agitation désordonnée quand il se trouve face à un danger matériel ou psychologique ; une telle réaction au danger implique une manifestation de la pulsion de vie et de la pulsion de mort (basic drives).
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Chorée
Trouble neurologique de la motricité, caractérisé par des mouvements brusques et saccadés, à la fois variables et imprévisibles, touchant un ou plusieurs segments corporels.
On distingue 2 chorées :
->>la chorée de Sydenham, ou dans de Saint Guy, maladie de l’enfance donnant lieu à un syndrome choréique sévère et généralisé pouvant s’accompagner d’agitation d’irritabilité et parfois de troubles confusionnels et subdélirants, spontanément curable en quelques semaines ou quelques mois ;
->>la chorée de Huntington, d’évolution chronique et progressive, due à une affection héréditaire dégénérative touchant les noyaux gris centraux et le cortex cérébral, et qui provoque une détérioration es fonctions cognitive conduisant inexorablement à un état démentiel, puis à la mort dans un état de cachexie et d’émaciation, quinze ans environ après le début des troubles.
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Chronicisation
Evolution d’une maladie mentale vers la chronicité.
« Il est clairement apparu que la chronicisation n’est pas l’apanage de l’hospitalisation à temps complet ; les structures de soins à temps partiel peuvent également en être le lieu ; aucune institution de soins en psychiatrie n’est à l’abri de cette dérive si elle n’est pas le lieu d’un proget élaboré et évolutif, et si elle ne s’impose pas une évaluation constante de son action.
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Chronicité
En pathologie mentale, permanence d’une maladie dont l’évolution se poursuit d’une manière continue ou progressive pendant une longue période de temps, en altérant d’une façon durable l’activité psychique.
C’est le cas de certaines névroses graves, et de psychoses dites « chroniques », comme les délires ainsi qualifiés et la schizophrénie.
On a pu incriminer le vieil asile, et d’une manière plus générale toute institution psychiatrique hospitalière, comme responsable de cette chronicisation. On constate malheureusement actuellement qu’une prise en charge plus diversifiée et extrahospitalière n’a pas abouti, comme on pouvait l’espérer, à la disparition totale de cette chronicité. Celle-ci s’est seulement déplacée en d’autre lieux, que ce soit dans les structures intermédiaires les plus variées ou dans certains milieux familiaux (où elle avait d’ailleurs toujours été entretenue).
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C.H.R.S
Centre d’hébergement et de réadaptation sociale

C.H.S
Centre hospitalier spécialisé
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Cingulum
Faisceau d’association intrahémisphérique enroulé comme une ceinture (d’où son nom) autour du seuil de l’hémisphère cérébral, réunissant le lobe frontal au lobe temporal.
L’ablation de sa partie antérieure a été préconisée en psychochirurgie par J. Le Beau pour traiter certains épileptiques caractériels et impulsifs. Ce type d’intervention n’est plus pratiqué actuellement.
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Circularité
Propriété d’un système selon laquelle une causalité linéaire de type A-B rétroagit également de façon linéaire sur l’origine A du processus en cours.
La boucle ainsi formée se répète périodiquement dans le temps, faisant qu’il devient impossible d’isoler la cause de l’effet.
Dans les psychothérapies familiales, la circularité est devenue une outil conceptuel qui permet de rendre compte de la causalité circulaire des symptômes, des rétroactions de la famille aux informations qui lui sont demandées sur ses relations interfamiliales, et de l’individualisation de chacun de ses membres. Les circularité est ainsi à la base d’une technique d’entretien dans les psychothérapies familiales.
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Clastique
Se dit d’une crise ou d’une colère violentes, marquées par des bris d’objets.
Ces états aigus se rencontrent dans des périodes d’agitation et d’agressivité au cours de certaines évolutions épileptiques (états crépusculaires), maniques et catatoniques. Ils sont aussi très fréquents dans le comportement réactionnel des psychopathes et des hystériques.
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Claustromanie
Comportement de tout sujet qui s’impose une claustration d’une manière prolongée ou répétitive.
C’est le plus souvent une réaction antisociale et asociale allant avec la tendance à l’isolement ou le repli autistique de certains schizophrènes et psychotiques chroniques (se croyant persécutés et l’objet de menaces extérieures). Elle peut s’accompagner de clinophilie.
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Claustrophobie
Peur de se trouver enfermé dans un endroit clos.
Le claustrophobe redoute la fermeture des issues du lieu où il se trouve par crainte de ne pouvoir les ouvrir en cas de besoin. Cette crainte porte non seulement sur les événements extérieurs (incendie, par exemple) qui motiveraient la nécessité de sortir au plus vite de ce lieu, mais également sur les sensations internes (impression d’étouffement, par exemple) qui pourraient l’amener à chercher rapidement de l’aide.
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Cleptomanie ou kleptomanie
Impulsion obsédante à voler, en l’absence de toute nécessité économique et même de tout désir conscient de l’objet.
C’est un besoin irrésistible et irraisonné auquel obéit le sujet, malgré une lutte anxieuse entre sa conscience morale et cette véritable obsession-impulsion.
Les psychanalystes expliquent volontiers ce comportement en montrant que l’objet dérobé est investi symboliquement d’une grande valeur érotique, le vol signifiant alors la réparation d’un deuil ou d’une séparation dont souffrirait inconsciemment le patient.
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Clérambault (Gaëtan Gatian de)
Psychiatre et médecin légiste français (Bourges 1872 – Malakoff 1934).
Il est surtout connu par ses travaux cliniques et psychopathologiques à l’infirmerie spéciale de dépôt de Paris où il succéda à son maître E. Dupré, après y avoir été son adjoint pendant plus de quinze ans.
Ses premières études psychiatriques portent sur les psychoses toxiques et les intoxications à l’alcool, au chloral et à l’éther. Mais il va surtout s’illustrer dans la description des psychoses délirantes passionnelles, en particulier l’érotomanie, qu’il isole radicalement des paranoïas.
Son travail psychopathologique le plus célèbre porte sur ce qu’il appelle « l’automatisme mental » comme générateur du délire chronique. Taxées par certains (H. Ey) d’atomistiques et de mécanistes, ses explications de l’éclosion délirante par un dysfonctionnement cérébral localisé que traduiraient les phénomènes autonomes et primitifs de l’automatisme mental l’ont conduit à une description clinique et phénoménologique très fine du stade précoce des délires. Cette description, débarrassée de sa théorie organogénétique aujourd’hui obsolète, reste magistrale et a influencé plusieurs générations de ses internes. L’un des derniers, J. Lacan, après s’être brouillé avec lui pendant quelques années (et avoir réuni les psychoses passionnelles à la paranoïa), le reconnaissait plus tard et en faisait son seul maître en clinique psychiatrique.
Derrière le psychiatre officiel, un deuxième personnage, amoureux des étoffes, se passionnait pour l’étude du drapé auquel il consacrait un enseignement à l’Ecole nationale des beaux-arts et des recherches ethnographiques approfondies. Après sa mort dramatique (suicide par arme à feu devant son miroir et ses nombreux mannequins) dans son pavillon de Malakoff, on apprit qu’il avait légué plus de mille documents photographiques sur ce sujet au musée de l’Homme du palais du Trocadéro.

Clérambault (syndrome de) >>Echo de la pensée.
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Clinophilie
Comportement d’un sujet qui reste couché en dehors des périodes habituelles de sommeil, parfois en permanence.
C’est une réaction de retrait du milieu social et de désintérêt pour la vie quotidienne familiale et professionnelle. Elle accompagne souvent l’apragmatisme et le repli autistique chez le schizophrène, la crainte d’affronter des difficultés et de devoir prendre des décisions chez le psychastène, la peur d’attraper de nouvelles maladies ou d’aggraver celles qu’il croit avoir chez l’hypocondriaque ou le névrosé anxieux et nosophobique.
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Clochard
Personne sans domicile ni revenus réguliers, vivant d’expédients et de mendicité. Les clochards forment, surtout dans les grandes villes, une population marginale dans laquelle peuvent se retrouver des psychopathes et même de grands malades mentaux.

C.M.E
Centre médico-éducatif

C.M.P
Centre médico-psychologique
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Coalition
Alliance de deux (ou plusieurs) personnes dirigée contre une troisième.
Dans les familles et dans les institutions psychiatriques ou médico-sociales, les coalitions sont fréquentes ; mais, le plus souvent, elles sont cachées ou niées.
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Cognitive
Thérapie brève axée sur la prise de conscience par le patient de la distorsion avec laquelle il appréhende et subit des événements malheureux de son existence.
Elle a recours à une technique psychologique visant à supprimer ou à estomper ses affects anxieux et/ou dépressifs, en permettant au patient de remettre lui-même en question le bien-fondé des pensées qui les accompagnent et de les remplacer par une attitude non réaliste du sujet, ou par une distorsion perceptive des informations reçues, accentuant leur caractère négatif, et qu’ils sont entretenus par un monologue intérieur inadéquat. Par exemple, A. T. Beck, médecin américain fortement concerné par le mouvement psychanalytique, estime que le déprimé a une vision erronée et pessimiste de lui-même, du monde et de l’avenir. Pour aborder ce qu’il considère comme un dysfonctionnement cognitif, le thérapeute doit, en quelque sorte, modifier ce que le sujet se dit à lui-même et ainsi l’amener à se tenir des propos intérieurs plus réalistes sans pour autant critiquer ce qui lui est dit.
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Coma
Perte de connaissance prolongée s’accompagnant d’une perte plus ou moins complète de la réactivité.
En fonction de la réactivité, on classe les comas en trois stades :
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C.D.E.S
Commission départementale d’éducation spéciale.
Commission départementale instaurée par la loi d’orientation du 30 juin 1975 en faveur des personnes handicapées (enfants et adolescents).
La C.D.E.S est compétente pour :
>>désigner les établissements ou les services dispensant ou non l’éducation spéciale, correspondant aux besoins de l’enfant ou de l’adolescent.
>>attribuer l’allocation d’éducation spéciale si certaines conditions sont réunies ;
>>attribuer le complément de l’allocation d’éducation spéciale si les conditions requises sont réunies ;
>>se prononcer sur l’admission en centre d’aide par le travail ou en maison d’accueil spécialisée d’un adolescent.
>>attribuer une carte d’invalidité.
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communauté thérapeutique
méthode de traitement des maladies mentales s’efforçant d’utiliser le milieu social de l’institution soignante comme un élément intégré à la prise en charge thérapeutique.
Cette véritable « thérapie par le milieu », préconisée d’abord en Grande-Bretagne par M. Jones dès la fin des années 1940, a permis d’introduire la psychiatrie sociale dans les hôpitaux aux Etats-Unis et dans les principaux pays européens.
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Complémentarité
Modalité d’interaction, où dans une dyade le comportement d’un partenaire complète le comportement de l’autre.
C’est G.Bateson qui, en 1935, a décrit ce phénomène, à la suite d’un séjour dans une tribu de Nouvelle-Guinée. La complémentarité se distingue de la symétrie qui, elle réalise des comportements en miroir (par exemple, course aux armements). La complémentarité est  une différence, alors que la symétrie est une égalité.
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Compromis (formation de)
Moyen par lequel le refoulé fait irruption dans la conscience, où il ne peut faire retour qu’à condition de ne pas être reconnu (rêve, symptôme nécrotique, etc.).
A travers la formation de compromis, l’action de la défense reste paradoxalement compatible avec la satisfaction sur un mode détourné du désir inconscient. Si la notion de formation de compromis était réservée dans les premiers travaux de S. Freud à une formation de symptôme spécifique de la névrose obsessionnelle, l’idée de compromis paraît indissociable de la conception freudienne de la formation de symptôme (qu’il s’agisse de formation réactionnelle ou de formation substitutive). Cependant, le compromis auquel aboutit généralement toute production de l’inconscient (rêve, lapsus, actes manqué) peut être fugace ou fragile et peut parfois paraître absent, à première analyse, de certains symptômes où les mécanismes défensifs prévalent.
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Conditionnement (thérapie par)
Thérapie qui fait appel au conditionnement conçu comme une opération à l’issue de laquelle est acquise, chez un être vivant, une réaction qui ne faisait pas partie de son répertoire de réponses innées.
Ce sont tout particulièrement les facteurs émotionnels mis en jeu dans l’acquisition de divers types de conditionnement qui ont permis d’élaborer des hypothèses sur la genèse de troubles psychopathologiques et d’envisager leur utilisation thérapeutique. Certains de ces troubles peuvent être considérés comme ayant été appris par une procédure de conditionnement, par exemple lorsqu’un réaction émotionnelle, d’intensité excessive, à un stimulus s’est manifestée et persiste par la suite en l’absence de ce stimulus, survenant en réponse aux stimulus qui présentent des analogies avec le premier. La thérapie consistera à amorcer un processus de déconditionnement souvent évoqué dans les psychothérapies et tout particulièrement dans les thérapies comportementales et cognitives.
D’autre part, les théories strictement béhavioristes ont montré que certains comportements, pris isolément dans la conduite d’un individu, peuvent être modifiés par des techniques de conditionnement opérant. Il est parfois d’un intérêt thérapeutique d’aider certains sujets à acquérir des habitudes nouvelles par des processus inspirés de ces techniques.
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Confabulation
Récit imaginaires se manifestant comme une compensation d’un déficit de mémoire touchant le passé ou le présent.
C’est surtout après des épisodes confusionnels et dans des atteintes graves de la mémoire de fixation, telles qu’on les constate dans la psychose de Korsakov et la presbyophrénie, que des confabulations répétées viennent ainsi émailler le discours du patient pour combler ses lacunes mnésiques.
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Conflit psychique
Expression d’exigences internes inconciliables, telles que désirs et représentations opposés, et plus spécifiquement de forces pulsionnelles antagonistes. (Le conflit psychique peut être manifeste ou latent.)
S. Freud a proposé successivement deux descriptions du conflit psychique. Dans le cadre de la première théorie de l’appareil psychique, le conflit est conçu comme l’expression de l’opposition des systèmes inconscient d’une part et préconscient-conscient de l’autre : les pulsions sexuelles maintenues à l’écart de la conscience par une instance refoulante sont représentées dans diverses formations de l’inconscient (rêves, lapsus) tout en subissant une déformation par la censure.
A partir de 1920, avec la deuxième théorie de l’appareil psychique, le conflit psychique est décrit de manière plus complexe et nuancée : diverses forces pulsionnelles animent les instances psychiques, et les oppositions conflictuelles des pulsions (pulsion d’autoconservation et pulsion de conservation de l’espère ou amour du moi et amour d’objet) « se situent elles-mêmes dans le cadre de l’Eros » (Abrégé de psychanalyse, 1938). Quant à la pulsion de mort, elle ne devient pôle conflictuel que dans la mesure où elle tende à se désunir de la pulsion de vie comme dans la mélancolie.
Dans chaque type d’opposition envisagé par Freud pour rendre compte du conflit psychique, le rôle accordé à la sexualité apparaît comme primordial. Or, l’évolution de cette dernière chez le sujet passe par la résolution de conflit décisif qu’est le complexe d’Oedipe.
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Confusion mentale
Etat psychique pathologique caractérisé par une obnubilation de la conscience, une désorientation spatiale et temporelle, un délire onirique hallucinatoire et une atteinte de la mémoration entraînant généralement une amnésie lacunaire postconfusionnelle.
L’obnubilation est en rapport avec un trouble de l’attention et de la vigilance entraînant une désorganisation importante des activités psychiques volitionnelles et de synthèse.
La désorientation spatio-temporelle est plus ou moins importante. Au minimum, c’est une perte de la reconnaissance topographique, avec impossibilité de se retrouver dans des lieux pourtant familiers, entraînant errance et déambulation. C’est la fugue du confus amnésique, incapable de rentrer chez lui.
L’atteinte de la mémoires est en effet une amnésie de fixation, un oubli à mesure des faits récents qui explique bien cette désorientation et qui entraîne l’amnésie qui suit généralement la période confusionnelle.

Quant au délire onirique, il s’intrique à la confusion comme le rêve au sommeil. C’est un état confuso-onirique où d’une part les perceptions sensorielles normales sont émoussées et déformées, donnant des illusions greffées sur ces fausses sensations, et où d’autre part apparaissent des hallucinations surtout visuelles et parfois auditives, alfacto-gustatives et cénesthésiques.

CAUSES DE LA CONFUSION MENTALE
Cette évolution va d’ailleurs dépendre en grande partie de la cause. Il peut s’agir d’une origine infectieuse : la typhoïde, le paludisme, la grippe, les brucelloses, les encéphalites peuvent provoquer une telle confusion, généralement plus stuporeuse que délirante. Plus souvent, la cause toxique : l’alcoolisme d’abord avec le classique tableau de delirium tremens, mais aussi les stupéfiants comme le haschisch, la cocaïne, et surtout de nombreux médicaments (amphétamines, barbituriques, benzodiazépines, antidépresseurs et neuroleptiques). Tous les médicaments psychotropes donnés à des doses trop fortes risquent de se transformer en agents confusionnants. IL faut également citer les troubles métaboliques (hypoglycémie, hyponatrémie, hyper- ou hypocalcémie, déshydratation ou hyperhydratation,) et certaines maladies endocrinienne (hypocorticisme, myxodèmes, Basedow).
Les causes cérébrales directes sont, elles aussi, nombreuses : l’épilepsie d’abord avec ses confusions postcritiques ou durant un état de mal, les débuts confusionnels d’états démentiels, les tumeurs et les infarctus cérébraux, les diverses hémorragies cérébroméningées ainsi que les hématomes extraduraux et surtout sous-duraux post-traumatiques. Une place à part revient à la psychose de Korsakov, qui peut revêtir l’aspect d’une véritable confusion mentale chronique. Enfin, la cause en parfois purement psychogène. C’est le cas des confusions survenant à l’occasion d’un traumatisme psychique particulièrement violent déclenchant un état émotionnel intense sur une personnalité fragile et prédisposée.
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Confusio-onirique
Se dit d’un état psychique morbide associant une confusion mentale avec baisse du niveau de vigilance et trouble grave de la conscience à un délire qui rappelle le rêve. Ce dernier est surtout caractérisé par des hallucinations visuelles souvent terrifiantes et un vécu auquel adhère pleinement le malade, comme s’il état dans une sorte de cauchemar éveillé. Le delirium tremens des alcooliques représente la forme la plus typique de ces états confuso-oniriques.
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Connotation positive
Principe thérapeutique utilisé à l’origine pas les thérapeutes familiaux de l’école de Milan (M. Selvini-Palazzoli et coll.), par lequel le thérapeute paraît volontairement accepter la famille dans sa totalité, les règles de son fonctionnement, etc., et avoir une attitude globalement favorable.
La connotation positive suppose que les règles de fonctionnement du groupe familial en thérapie soient devinées. Pour accéder à la famille en tant qu’unité systémique, les thérapeutes n’expliquent pas le « jeu », ne l’interprètent pas, ne critiquent rien et paraissent ne rien vouloir y changer. En se mettant consciemment du côté de la famille, ils acceptent et recommandent de ne surtout rien modifier. Se faisant gérants de la poursuite du fonctionnement familial habituel, ils annulent secrètement une règle du système : ils métacommuniquent sur le jeu, le mettant à découvert, l’exagèrent pour le rendre à la fin inacceptable.
Dès lors, dans le paradigme systémique, si les règles du jeu se modifient, les symptômes que présentent un membre de la famille peuvent disparaître.
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Contagion mentale
Transmission, par relation directe, de troubles mentaux d’un individu dit « inducteur » à un ou plusieurs autres. Il peut s’agir de phénomènes hystériques et le corps médical lui-même peut favoriser cette contagion, qui se produit par suggestion et imitation. On peut alors parler d’hystérie de culture, comme dans le service de la Salpêtrière où J. M. Charcot et ses élèves suggéraient, sans en avoir conscience, les troubles de leurs malades, dits « hystériques ». C’est aussi le cas de certaines épidémies de convulsions dans des lieux religieux
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Contrainte
Ensemble de toutes les attitudes, de toutes les méthodes et techniques par lesquelles on impose à un malade, contre sa liberté et sa volonté, une hospitalisation, un traitement, une alimentation, un limitation de son activité.
C’est le cas de l’internement et de toutes les formes de thérapeutique prescrites sans le consentement du malade.
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Contre-transfert
Ensemble des effets inconscients reçus par l’analyste à partir du transfert de l’analysant, notamment sur l’analyste lui-même.

Contre-volonté
Trouble hystérique de la volonté, dans lequel le sujet fait le contraire de ce qu’il désir consciemment.
Dans des cas très marqués de contre-volonté, on peu trouver une incapacité à répondre correctement à une question ou à accomplir des gestes usuels ; ainsi se manifeste une motivation inconsciente.
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Conviction délirante
Sentiment de certitude absolue d’une idée délirante ou d’un phénomène interprétatif, intuitif ou hallucinatoire, non accessible à la critique du jugement ou à la démonstration de l’évidence de leur fausseté. La conviction délirante relève d’une croyance pathologique se situant au fondement même, psychoaffectif, du délire. C’est une évidence interne en rapport avec une perturbation profonde de l’intégration du moi du patient à son milieu, entraînant la perte du contact normal avec le réel. Celle-ci est la caractéristique essentielle de toute psychose.
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Convulsivant
Substance capable de provoquer chez l’adulte des convulsions à des doses d’ordre thérapeutique mais, le plus souvent, chez des sujets prédisposés.
Les convulsions apparaissent au cours du surdosage massif de différents médicaments.
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Convulsivothérapie
Ensemble des techniques de choc utilisées dans le traitement des psychoses.
Le terme fait référence aux convulsions épileptiques induites par certaines de ces techniques, mais il a reçu une acceptation plus large. Aujourd’hui, ces méthodes de choc sont tombées en désuétude devant le succès de chimiothérapie, en dehors toutefois de l’électrochoc, qui, réalisé dans des conditions techniques particulières, reste encore le meilleurs traitement de la mélancolie.
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Cooper (David)
Psychiatre britannique (Le Cap 1931-Paris 1986).
Chef de file avec R. D. Laing du courant antipsychiatrique, il écrit avec ce dernier, en 1964, « Raison et violence », où sont abordés dans une perspective sartrienne le problème de a folie et d’autres thèmes traités par J.-P. Sartre. Tant dans ses ouvrages que dans sa pratique (il dirigea de 1961 à 1966 une expérience antipsychiatrique au sein d’un hôpital psychiatrique londonien), il dénonce la psychiatrie officielle comme aliénée aux besoins de la société et amenée ainsi à trahir la minorité de cette société, à laquelle est assignée une situation psychiatrique (Psychiatrie et antipsychiatrie, 1967). (Avec Mort de la famille 1971), il présente la folie comme un voyage en soi-même pour échapper au déterminisme familial et social, déterminisme encore renforcé par la psychanalyse, qu’il critique violemment dans « le langage de la folie (1978) »
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Coping
Processus actif par lequel l’individu, par l’autoappréciation de ses propres capacités, de ses motivations, fait face à la vie et notamment à une situation stressante et réussit à la maîtriser.
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Coprolalie
Tendance plus ou moins irrésistible à utiliser un langage particulièrement grossier.
Ce discours ordurier apparaît parfois chez des enfants en phase de « préoccupations anales », chez des adolescents qui veulent s’affirmer en face de leur entourage et chez certains déments. Il prend un caractère impulsif dans la maladie de Gille de la Tourette.
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Coprophagie
Ingestion d’excréments, de matière fécales. La coprophagie est une forme particulièrement grave de cacophagie rencontrée dans des états  profondément régressifs, au cours de la schizophrénie et des démences et dans des arriérations fixées au stade de l’idiotie.
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Coprophilie
Intérêt anormal pour les matières fécales, lié à une érotisation exagérée de la zone cloacale et des conduites excrémentielles.
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Cotard (syndrome de)
Forme de mélancolie délirante, composée de nombreuses idées de négation. Dans sa forme générale, le syndrome de Cotard (ou « délire de négation des organes ») comporte les signes suivants : anxiété intérieure effroyable, gémissement, stupeur, hypochondrie, autoaccusation, suicide et automutilation, hallucinations de la vue, négation des organes (les malades n’ont plus de cerveau, plus d’estomac, plus de cœurs, etc.), sentiment d’être mort ou de ne pas pouvoir mourir, sentiment d’anéantissement (le monde, la famille, les parents, etc., n’existent plus), terreurs puis insupportable « douleur morale ». Le sentiment de culpabilité peut apr exemple amener une personne à se rendre à la police afin de pouvoir « avouer » des crimes imaginaires ou connus par voie de presse. La forme dite « pure » de ce syndrome comporte trois éléments : la négation des organes, le sentiment d’immortalité (négation du temps lui confère une valeur infinie) puis la négation du monde.
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Cothérapie
Thérapie effectuée conjointement par deux ou plusieurs thérapeutes.
Elle fréquemment utilisée dans le traitement des groupes familiaux. Elle offre de nombreux avantages, tels que la répartition des tâches entre les thérapeutes, la facilitation de la prise en recul par rapport à la famille et la possibilité de mieux gérer des situations complexe.
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Couple (thérapie de)
Thérapie axée sur l’aménagement de détails – principalement ceux de l’emploi du temps – de la vie en commun d’un couple afin de la rendre plus satisfaisante pour la famille et pour le couple lui-même. La thérapie porte sur les diverses activités quotidiennes de deux partenaires en se proposant de laisser à chacun la liberté de les accomplir tout en respectant les activités et les souhaits de l’autre.
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Couvade
Comportement du père prenant la place et le rôle de la mère autour de la naissance de son enfant.
Selon W. H. Trehowan, il s’agit le plus souvent de simples manifestations anxiodépressives, avec en particulier des atteintes psychosomatiques dont certaines paraissent bien liées à une symbolique puerpérale : alternance d’anorexie et de boulimie, nausées et vomissements, douleurs et ballonnements abdominaux, coliques intestinales, mictions fréquentes et surtout maux de dents. Ces derniers seraient provoqués par une sorte de sympathie magique à la mère basée sur la vieille croyance populaire que « la grossesse abîme les dents ».
L’identification du père à la mère peut aller parfois chez celui-ci jusqu’à une perte de l’identité conduisant à de véritables crises délirantes réactionnelles à l’accouchement de sa femme. Ces psychoses puerpérales masculines surviennent chez des homme dont l’identité sexuelle est restée fragile (E. Jacobson), incapables de supporter leur rôle paternel. Ces hommes gardent une forte « envie de la capacité féminine » d’avoir des enfants.
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Crack
Préparation chimique à base de cocaïne destinée à être fumée.
Cet alcaloïde de cocaïne est ainsi dénommé par ses utilisateurs en raison du bruit produit par l’éclatement de ses cristaux sous l’effet de la chaleur de la cigarette. Un effet euphorisant puissant apparaît en quelques secondes après inhalation de la fumée. Cet effet, de durée très brève, impose des prises rapprochées avec, pour conséquence, une dépendance rapide.
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Crampe des écrivains
Dystonie d’attitude du membre supérieur caractérisée par une gêne ressentie plus ou moins douloureusement, débutant dans la main et diffusant à tout l’avant-bras, et déclenchée par les gestes d’écriture.
Ce n’est pas une véritable crampe mais le terme est cependant utilisé parce que les doigts, l’index et le pouce surtout, se crispent, rendant l’écriture de plus en plus difficile. C’est en général un trouble psychomoteur d’origine purement névrotique (E. Trillat et J. de Ajuriaguerra), ne s’accompagnant pas d’anomalie neurologique quelconque.
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Crépusculaire (état)
Altération passagère de l’activité psychique en rapport avec un trouble de la vigilance, se manifestant par des comportements automatiques non contrôlés par la conscience, une irruption de l’imaginaire et des fantasmes dans la perception de la réalité, et un certain degré de confusion avec désorientation temporo-spatiale, généralement suivie d’une amnésie lacunaire.
Sa survenue se voit essentiellement au cours de l’épilepsie. Mais on peut aussi le rencontrer dans l’hystérie et dans l’évolution d’une confusion mentale. En effet, dans l’échelle d’une déstructuration de conscience (selon H. Ey), l’état crépusculaire se situerait entre les états confusionnels, où cette déstructuration est particulièrement profonde, et de simples état de rêve, où la conscience est seulement envahie par des productions fantasmatiques.
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Crétin, e
Se disait à la fin du XIXe siècle d’un enfant présentant une arriération mentale liée à un hypothyroïdie, avec goitre endémique.
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Creutzfeldt-Jakob (maladie de)
Démence présénile caractérisée par une détérioration psychique associée à des myoclonies, une hypertonie généralisée et des troubles ataxiques, d’origine infectieuse et transmissible à certains Primats proches de l’Homme.
La symptomatologie particulière de cette démence a été bien précisée dès les premiers travaux : observation original de H. G. Creutzfeldt en 1920, mémoire de A. Jakob en 1921 à propos de trois cas anatomocliniques.
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Culpabilité (sentiment de)
Sentiment conscient ou inconscient d’indignité qui serait, selon S. Freud, la forme sous laquelle le moi perçoit la critique du surmoi.
Le sentiment de culpabilité a d’abord été mis en évidence par Freud dans la névrose obsessionnelle, dans laquelle il met au jour la révolte du moi contre la critique dont l’accable le surmoi. Ce sentiment peut être qualifié d’inconscient dans la mesure où le sujet, qui en perçoit les manifestation sous forme d’idées obsédantes, ignore tout sur la nature des désirs inconscients qui les sous-tendent.
Dans la mélancolie, le sentiment de culpabilité tient également une place essentielle : mais, ici, l’instance critique, qui est séparée du moi par clivage, permet au sujet de « renverser » les reproches contre l’objet d’amour sur le moi propre.
Le caractère névrotique du sentiment de culpabilité est lié à l’impossibilité, pour le sujet, de dépasser la problématique oedipienne (Laforgue, Nacht). Cependant, dans le cas d’une résolution normale du complexe d’Oedipe, le sentiment de culpabilité reste en grande partie inconscient, car l’apparition de la conscience morale est intimement liée au complexe d’Oedipe, qui appartient à l’inconscient. Le sentiment de culpabilité inconscient est l’un des obstacles majeurs rencontrés dans la cure analytique.
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Curarisation
Utilisation du curare ou d’un curarisant de synthèse pour obtenir une suppression des contractions musculaire lors de certaines interventions chirurgicales ou de l’électrochoc.
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Curatelle
Mesure de protection prononcée par un jugement à l’égard de personne majeures qui, en raison d’une altération de leurs facultés personnelles, ont besoin d’être conseillées et contrôlées d’une manière continues dans les actes de la vie civile.
La curatelle a été instaurée par la loi du 3 janvier 1968 portant réforme du droit des incapables majeurs.
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Cycle de vie
Succession de phases que traversent un individu ou un groupe naturel depuis leur constitution jusqu’à leur disparition.
En ce qui concerne la famille, on peut décrire les principales phases suivantes : constitution du couple (fiançailles, mariage) ; naissance du ou des enfants ; scolarisation des enfants ; départ des enfants du foyer familial ; vie du couple sans les enfant (âge mûr, vieillesse) ; fin du couple par séparation, divorce ou décès.
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Cyclothymie
Alternance de l’humeur passant de la tristesse à l’euphorie, ou vice versa, d’une manière répétée et avec une fréquence variable, selon une évolution plus ou moins régulière, dite cyclique.
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