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Jackson (john Hughlings)
Neurologue britannique (Green hammerton, Yorkshire, 1834-Londres 1911).
Essentiellement clinicien, il fut médecin au National Hospital de Londres pendant 45 ans. Il est considéré comme l’un des fondateurs de la neurologie moderne. Le premier, il a décrit les épilepsies motrices unilatérales, analysé les troubles du langage et introduit la notion de localisation lésionnelle. Il a décrit également une hiérarchie fonctionnelle dans le système nerveux.
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Jacksonisme et néojacksonisme
Théorie de la dissolution des fonctions nerveuses par la maladie, inverse de celle de leur évolution (dans l’ontogenèse et la phylogenèes), formulée par le neurologue britannique Jackson.
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Jalousie
De la simple jalousie non fondée, préoccupation anxieuse, au délire de jalousie, véritable psychose passionnelle, tous les degrés peuvent se voir, comme l’a montré D. Lagache dans sa thèse sur la « Jalousie amoureuse ».
Des études à long terme (J. Ades) de cette jalousie morbide ont permis de constater que près d’un tiers des patients présentaient des troubles psychotiques (délire paranoïaque ou, parfois, schizophrénique) ; la moitié ; le reste, des troubles organiques (séquelles traumatiques en particulier) ou alcoolomanie.
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Janet (Pierre)
Psychologue et psychiatre français (Paris 1859 –id. 1947).
Son œuvre psychopathologique s’est centrée sur les notions de tension et de forces psychologiques. Il réussit les concours de l’Ecole normale supérieure puis de l’agrégation de philosophie (en 1882). D’abord professeur aux lycées de Châteauroux et du Havre (où il pratique ses premières expériences d’hypnose à distance), il poursuit en même temps des études de médecine et son doctorat ès lettres, dont il soutient la grand thèse à la Sorbonne en 1889. Il s’agit de « l’Automatisme psychologique », qui lui donne une grande notoriété. Celle-ci lui permet de s’introduire à la Salpêtrière dans le service du neurologue J. M. Charcot, qui lui confie en 1890 la direction de son laboratoire de psychologie. Trois ans après, l’année de la mort de Charcot, il soutient sa thèse de médecine, intitulée « Contribution à l’étude des accidents mentaux des hystériques ». F. Raymond, qui a succédé à Charcot, lui laisse sont laboratoire de psychologie et, dès 1895, Janet est suppléant de Th. Ribot au Collège de France, où il devient titulaire de la chaire de psychologie pathologique en 1902. Il y poursuit son enseignement pendant plus de trente ans, jusqu’en 1935. Il continue, après sa retraite, à publier de nombreux travaux et garde jusqu’en 1942 une consultation à l’hôpital Sainte-Anne. Jusqu’à sa mort, en 1947, il aura une activité psychiatrique privée.

Sa thèse sur l’automatisme psychologique représente certainement l’une des premières tentatives d’aborder l’inconscient comme un objet de science, quelques années avant les premières découvertes de S. Freud. On peut y reconnaître trois grands thèmes. La personnalité est sous-tendue par deux instances latentes, « l’une qui conserve les organisations du passé, l’autre qui synthétise, qui organise les phénomènes du présent ». l’alternance du fonctionnement de ces deux instances, et leur simultanéité, apparaît bien dans les « disparitions » et les « retours » de mémoire tels qu’on peut les observer dans les états somnambuliques « naturels » ou « induits », ou au décours de suggestions post-hypnotiques. Elle apparaît ainsi dans un certain nombre de phénomènes dits hystériques : anesthésies diverses, écrits automatiques, discours étranges, perceptions insolites, comportements d’apparence involontaire, et aussi dans les changement de personnalité tels que les a décrits le Dr Azam à propos de sa malade Felida.
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Jargonaphasie
Désorganisation profonde du langage, caractérisée par l’utilisation de termes déformés et inintelligibles se substituant aux mots appropriés.
La jargonaphasie accompagne souvent une atteinte aphasique avec alexie et agraphie et se retrouve au stade aphaso-agnosoapraxique de l’alzheimérisation démentielle décrite par J. de Ajuriaguerra (stade III).
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Jasper (Karl)
Psychiatre et philosophe allemand (Oldenburg 1883-Bâle 1969).
Il faut professeur de psychopathologie, puis de philosophie aux universités de Heidelberg et de Bâle.
Après des études de droit à Fribourg-en-Brisgau, puis de médecine d’abord à Berlin puis à Göttingen et à Heidelberg, où il devient assistant à la clinique psychiatrique universitaire en 1915, Jaspers change d’orientation et devient enseignant de psychologie, puis de philosophie dans cette même université. Il y devient  professeur de philosophie en 1921. Marié à Gertrud Mayer, il est révoqué par les nazis en 1937. Sa chaire lui est rendue après la Seconde Guerre mondiale. Mais il ira à Bâle, où il finira sa carrière d’enseignant et d’écrivain en philosophie.
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Jet-lag n.m
Syndrome de désynchronisation des rythmes biologiques provoqué par les voyages aériens intercontinentaux avec décalage horaire important (plus de 4 heures).
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Jetons (économie de)
Technique basée sur les paradigmes du conditionnement opérant et ayant pour but de faciliter la réhabilitation et l’insertion sociale de malades en institution par l’intermédiaire de renforcements positifs matérialisés par des jetons (ou parfois des points), pouvant servir de monnaie d’échange.
Pratiquée sous l’impulsion de T. Ayllon et de N. H Azrin dans des services accueillant des malades chroniques (psychotiques, débiles par exemple), l’économie de jetons vise à faire fonctionner…
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Jeu
Le jeu est utilisé dans les thérapies pour établir la communication avec l’enfant et l’aider à modifier son fonctionnement mental.
Mais c’est S. Freud qui, le premier, analyse la signification du jeu de la bobine chez un garçon de dix-huit mois qui vivait sous le même toit que lui. Il perçoit la dimension symbolique du jeu de l’enfant, qui reproduit, avec l’objet qu’il a sous la main, la scène de la disparition et de la réapparition de sa mère, assumant ainsi un rôle actif qui lui permet de maîtriser ces événements jusque-là subis.
M. Klein à sa suite, en 1919, élabore la technique psychanalytique du jeu pour les jeunes enfants en découvrant que ceux-ci expriment leurs fantasmes et leurs angoisses essentiellement à travers le jeu. « En n’interprétant pas seulement le discours de l’enfant, mais également ses activités avec des jouets, j’ai appliqué ce principe de base (l’association libre) au psychisme de l’enfant, dont le jeu et les diverses activités, en fait tout le comportement, constituent les moyens d’exprimer ce que l’adulte exprime de façon prédominante avec les mots. » Cette psychanalyste utilisait des jouets et une salle de thérapie équipée d’un lavabo, de petits meubles, représentatifs du monde réel, qui permettent à l’enfant d’exprimer un large éventail de fantasmes et d’expériences vécues. L’enfant qui souffre éprouve donc un soulagement considérable, par exemple, en faisant subir à un jouet les tendances destructrices qu’il éprouve à l’égard d’un membre de sa famille.
Cette technique de « jeu en thérapie » a suscité des controverses parmi les analystes, en particulier A. Freud, qui refusa de reconnaître les activités ludiques comme équivalents des associations libres chez l’adulte. De même, les rapports de l’enfant avec son analyste, c’est-à-dire la question du transfert, si importante pour M. Klein et ses élèves, furent envisagés différemment, souvent sous un angle pédagogique.
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Jeu pathologique
Passion morbide du jeu.
Certains psychiatres ont fait de la passion du joueur une véritable maladie mentale. Dans le DSM III-R, le jeu pathologique est considéré comme un comportement inadapté avec neuf critères diagnostiquer…
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