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labilité loi du 15 avril 1954
lacunaire loi du 3 janvier 1968
Laforgue (René) loi du 30 juin 1975
Laing (Ronald David) loi du 31 décembre 1985
langage (troubles du) loi du 27 juin 1990
leucotomie loi 180
lithium L.S.D.
lobotomie lycanthropie
logorrhée lypémanie
loi du 30 juin 1838

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Labilité
Caractère d’une humeur instable et changeante.
La labilité se rencontre surtout dans les accès hystériques réactionnels, avec une hyperexpressivité des affects accompagnant une hyperréactivité aux frustrations comme aux gratifications. Ces réactions affectives sont particulièrement amples : crises de pleurs spectaculaires succédant à des débordements de joie, tristesse profonde suivie d’exaltation euphoriques sans retenue. On a décrit également cette labilité dans certains états mixtes maniaco-dépressifs où les oscillations de l’humeur sont extrêmement rapides.
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Lacunaire
Se dit d’un oubli, d’un trou dans l’évocation du passé, portant sur une ou des périodes bien déterminées.
On parlera de lacune lorsque l’oubli reste circonscrit, à l’occasion d’un ictus mnésique, d’un traumatisme crânien ou d’un accès confusionnel durant lesquels il y aura eu absence de mémorisation , de fixation des souvenirs.
PSYCHIATR. En neuropsychiatrie, se dit d’un état d’affaiblissement psychique avec des troubles neurologiques symptomatiques de ramollissements cérébraux, comme on peut le voir dans le syndrome pseudobulbaire.
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Laforgue (René)
Psychiatre et psychanalyste français (Thann 1894-Paris 1962).
Il fut un pionnier de la psychanalyse en France. Il fit ses études médicales à Berlin et s’intéressa, encore étudiant, à l’œuvre de S. Freud. Venu à Paris en 1923, il s’installe comme psychanalyste après une cure didactique assez brève avec Mme E. Sokolnicka et se voit chargé par le Pr H. Claude d’une consultation psychanalytique à la clinique universitaire de l’hôpital Sainte-Anne. Il commence alors une longue correspondance avec S. Freud et fonde avec A. Hesnard, R. Loewenstein, M. Bonaparte, E. Pichon et R. Allendy la Société psychanalytique de Paris en 1926 et, en 1927, la Revue française de psychanalyse. Après la seconde Guerre mondiale, il séjourna au Maroc, où il eut comme élève J. Bergeret, puis participa à la première scission du mouvement psychanalytique français en se rangeant du côté de J. Lacan et de D. Lagache et en fondant avec eux la Société française de psychanalyse, en 1953.
Ces travaux ont essentiellement porté sur les troubles affectifs de la schizophrénie et la « schizonoïa », la névrose familiale (où il fut également un véritable pionnier), et la névrose d’échec, qu’il illustra dans des ouvrages sur Ch. Baudelaire, J.-J. Rousseau et N. Bonaparte. Il étudia la vie du « petit caporal » et sa « fuite en avant » dans un livre où il défendait la lucidité et l’opportunisme politique d’un C. M. de Talleyrant.
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Laing (Ronald David)
Psychiatre britannique (Glasgow 1927-Saint-Tropez 1989).
Phénoménologue associé fréquemment au mouvement antipsychiatrique – tandis que lui-même se disait en faveur d’une bonne psychiatrie -, plus proche du traitement moral de Ph. Pinel et de la théorie interpersonnele de Stack-Sullivan que de la lobotomie ou de la cure de Sakel.
Dès ses premiers travaux sur le syndrome de Ganser (1953), le jeune Laing, alors lieutenant, se trouve en porte-à-faux par rapport à la pensée bleulérienne. Puis, à partir de 1956-1957, année de la rédaction du Moi divisé (1960), qui introduit l’insécurité ontologique, la rupture avec le « regard diagnostique » est presque consommée. Deux ans après la publication de cet ouvrage, Laing, qui a tout juste 35 ans, se tourne vers une longue étude de l’œuvre d’E. Minkowski : il est amené à dire que celui-ci « fut le premier dans l’histoire de la psychiatrie à reconstruire l’expérience vécue de l’autre ». Durant la même période, il rédige « Soi et les autres » 1961 puis son premier chef-d’œuvre, « Raison et Violence 1964. Cette étude de la pensée de J.- P. Sartre, rédigée avec D. Cooper, souligne le paradoxe historique dans lequel Lang s’enferma ; car, au moment même où une partie de la pensée française se détourne de Sartre pour s’imprégner du structuralisme, les rebelles anglais Laing et Aron Esterson se tournent vers J.-P. Sartre, E. Minkowski, H. S. Sullivan, L. C. Wynne et G. Bateson dans un effort théorique de démystification qui vise à ébranler la psychiatrie structurale tranditionnelle.
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Langage (troubles du)
Dysfonctionnements et manifestations pathologiques dans le comportement linguistique et de la communication.
Certains troubles du langage sont d’origine organique, comme l’aphasie, et d’autres apparaissent au cours de nombreuses maladies mentales.
Parmi ces derniers, on distingue :
1. les troubles du langage oral, (logorrhée, verbigération, mutisme, bégaiement, barrages, bradyphémie, tachyphémie, schizpophasie)
2. les troubles du langage écrit, souvent parallèles à ceux du langage oral ;
3. les troubles du langage intérieur, qui apparaissent dans le syndrome d’automatisme mental sous forme de répétition de la pensée, d’imposition et de commentaire des actes. Ils se traduisent au niveau du comportement du malade par des attitudes d’écoute des voix, ou de conversation avec elle, des mouvements des lèvres, des monologues et des mimiques expressives.

Chez l’enfant, la notion de troubles du langage recouvre celle de troubles de l’articulation (anomalies fixes dans la prononciation de certains phonèmes, par exemple sigmatismes) de retards de parole, où c’est l’organisation même de la séquence phonétique qui est touchée (le mot reproduit n’étant qu’une approximation de la prononciation correcte, par inversion, contamination ou simplification), de retards de langage, où il s’agit d’un retard de l’organisation même du discours, superposé ou non à des troubles phonétiques (dysphasie, audimutité), en l’absence de déficit intellectuel patent ou de trouble grave de la personnalité (psychoses infantiles).
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Latéralisation
Situation d’une fonction lorsqu’elle est asymétriquement organisée entre les deux hémisphères cérébraux dont un est fonctionnellement prévalent pour la fonction considérée.
Cette notion se réfère en premier lieu à la « latéralisation motrice » : les activités manuelles requièrent une coopération bimanuelle, mais une main est prévalente pour l’exécution de la séquence motrice. Les questionnaires et les tests moteurs permettent d’établir un quotient de latéralité et de classer les sujets en droitiers, ambidextres et gauchers.
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Léthargie
Etat de sommeil invincible et profond.
C’est parfois un trouble de la vigilance ou de la régulation veille-sommeil (encéphalite léthargique). C’est plus souvent un état provoqué par l’hypnose ou par des produits anesthésiants (narcose). Elle peut se confondre cliniquement avec un coma mais s’en différencie par l’absence de troubles neurovégétatifs graves et la possibilité d’un réveil transitoire par une simulation forte.
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Lithium
Métal utilisé en psychiatrie pour son effet régulateur des fluctuations excessives de l’humeur.
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Lobotomie
Technique de psychochirurgie consistant à sectionner les fibres d’un lobe du cerveau. Ce terme est essentiellement employé dans le sens de « lobotomie préfontale ». La section, totale (lobotomie) ou partielle (leucotomie), touche les faisceaux blancs unissant le cortex préfrontal (partie antérieure du lobe frontal) au reste du cerveau, en particulier au thalamus).
Aujourd’hui, la lobotomie préfrontale est parfois proposée dans les formes extrêmement graves de troubles obsessionnels-compulsifs : elle est alors partielle et souvent associée à des lésions cingulaires. Elle a pu être utilisée aussi dans certaines formes de schizophrénie schizo-affective ou pseudo-névrotique mais connaît actuellement une totale désaffection. La psychochirurgie, en dehors de la lobotomie, reste indiquée dans certaines épilepsies rebelles responsables de troubles du comportement.
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Localisation cérébrale
Hypothèse selon laquelle chaque fonction mentale est localisée dans une région spécifique du système nerveux central. Née avec J. J. Gall, la notion de « localisation cérébrale » a pris son essor avec P. Brocca lorsqu’il constata qu’une lésion de la troisième circonvolution frontale entraînait une aphasie.
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Logorrhée
Flux verbal intarissable et désordonné.
La logorrhée s’observe surtout dans les états maniaques et parfois dans certaines aphasies sensorielles.
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Loi du 30 juin 1838
Loi relative à l’internement des malades mentaux, insérée dans le Code de la santé publique en tant qu’article L. 326 à L. 355 et qui a été en vigueur jusqu’au 27 juin 1990.
Cette loi, qui prévoit les modalités et les lieux d’internement des aliénés, se veut tout à la fois :
>> une loi d’assistance, puisque chaque département est tenu de disposer d’un établissement public spécialement destiné à soigner des « aliénés ».
>> une loi de protection, du malade vis-à-vis de lui-même (incurie, mutilation, suicide) et de la société envers la dangerosité vraie ou supposée de l’intéressé. De plus, celui-ci est dessaisi de la gestion de ses biens pendant toute son hospitalisation.
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Loi du 15 avril 1954
Loi concernant le traitement des alcooliques présumés dangereux envers autrui. Avant 1954, la loi réprimait déjà l’ivresse publique et manifeste. Mais si l’on désirait faire traiter un sujet alcoolique, il fallait qu’il soit consentant ou qu’il soit atteint de troubles mentaux justifiant un internement (loi du 30 juin 1838).
Or, de nombreux alcooliques, sans être « aliénés » ni délinquants, constituent un danger pour leur entourage ou la société. Ce sont ces personnes que vise la loi du 15 avril 54, qui apparaît ainsi comme étant une véritable loi de défense sociale.
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Loi du 3 janvier 1968
Loi portant réforme du droit des incapables majeurs. Certaines personnes ne sont plus en état de ses défendre au mieux de leurs intérêts. Jusqu’en 1968, seuls les patients qui faisaient l’objet d’un internement se voyaient dessaisis de la gestion de leur patrimoine pendant toute la durée de leur hospitalisation. Mais, dès leur sortie, ils retrouvaient toute leur capacité juridique. La loi de 1968 se propose de séparer le médical du juridique et d’introduire de nombreux régimes intermédiaires de protection. Les majeurs que la loi va permettre de protéger, moyennant la perte totale ou partielle de leur capacité d’exercice, deviennent donc des incapables au sens juridique du terme ; d’où l’expression « d’incapable majeur ».
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Loi du 30 juin 1975
Loi d’orientation en faveur de personnes handicapées.
1. simplifier les législations et procédures
2. considérer la prise en charge des handicapés comme un obligation nationale à la charge de l’Etat.
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Loi du 31 décembre 1985
Loi relative à la sectorisation psychiatrique.
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Loi du 27 juin 1990
Loi réglementant les conditions d’hospitalisation des malades mentaux et la protection de leurs droits. Remplaçant l’ancienne loi du 30 juin 1838
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Loi 180
Loi introduite dans le texte de réforme sanitaire générale italienne en 1978 en vue de planifier et d’organiser des alternatives à l’hôpital psychiatrique et à l’internement.
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L.S.D.
Substance semi-synthétique, diéthylamine de l’acide lysergique (alcaloïde de l’ergot de seigle), psychotrope hallucinogène très actif. Après avoir, avec Stoll, synthétisé le L.S.D. en 1938, Hofmann en a découvert accidentellement les propriétés psychotropes en 1949.
Le L.S.D est actif à des doses de 50 à 200 microgrammes. Il peut être présenté sur un sucre, un buvard ou en comprimés. Généralement il s’utilise par ingestion. Le L.S.D provoque un « trip », une expérience « hallucinogène » typique. Après avoir été expérimenté en tant que producteur de « psychoses expérimentales », il fut proposé par certains auteurs dans le traitement des psychoses, de l’alcoolisme. Mais il devint surtout le symbole ou l’emblème d’un mouvement « contre-culturel » prônant l’emploi de substances psychédéliques.
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Lycanthropie
Maladie durant laquelle le sujet pense être loup, se voit tel et agit en conséquence.
Une utilisation abusive de ce terme a fait qu’il recouvre depuis longtemps celui moins connu de zooanthropie, lequel désigne toute métamorphose d’être humain en animal.
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Lypémanie
Délire  triste avec souffrance morale et dépression de l’humeur.
Synonyme de mélancolie, ce néologisme a été créé par E. Esquirol en 1815 (à partir du radical grec [lupos] « triste ») pour isoler le délire mélancolique des autres délires partiels qu’il va appeler « monomanies ». le terme deviendra désuet dès la fin du XIXe siècle.
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