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Pack
Enveloppement humide de tout le corps utilisé en thérapeutique psychiatrique.
Le psychiatre nord-américain Michael A. Woodbury avait ramené en 1965, à Paris, cette vieille technique d’hydrothérapie datant du XVIIe siècle (avec Jean Floyer), la présentant comme une nouveauté dénommée « pack ».
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Pairs (groupe de)
Ensemble des individus présentant sur le plan psychologique et social des caractéristiques communes avec un sujet donné et susceptibles d’influencer sa conduite. (thème majeur des approches psychosociales).
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Palilalie
Répétition de mots, de syllabes, d’onomatopées sur un rythme parfois très rapide évoquant la tachyphémie. Souvent accompagnée d’échopraxie et d’écholalie elle se manifeste dans les démences et dans les phases catatoniques de la schizophrénie. Elle se voit aussi dans la maladie de Parkinson et les syndromes pseudobulbaires.
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Panique (attaques de)
Crises aiguës d’angoisse.
La dénomination d’attaque de panique apparaît dans les années 60 dans la psychiatrie anglaise et américaine : en 1962, le psychiatre américain D. Klein individualise les attaques aiguës d’angoisse comme une pathologie qualitativement différente de l’anxiété chronique en montrant que l’imipramine les prévient (alors que ce produit de la classe des antidépresseurs n’améliore pas l’anxiété chronique, voire l’aggrave).
La sémiologie de l’attaque de panique recoupe celle de la classique crise aiguë d’angoisse : début brutal sans facteur déclenchant ; durée brève ; signes psychiques associant malaise intense, sensation de danger, de mort imminente, parfois impression de dépersonnalisation et déréalisation ; enfin, signes physiques (palpitations, gêne respiratoire, sueurs, vertiges) qui peuvent être au premier plan, simulant une pathologie somatique.
La répétition des crises à une certaine fréquence définit le trouble panique, qui lui-même peut évoluer vers une agoraphobie, le sujet craignant de voir survenir une attaque de panique dans un lieu où il ne pourrait pas être secouru.
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Papez (circuit de)
Circuit neuronique qui joue un rôle important dans la vie émotionelle.
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Paralysie générale
Démence progressive s’accompagnant souvent d’expansivité et de délire de grandeur, d’origine syphilitique.
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Paramnésie
Atteinte de la mémoire immédiate caractérisée par des fausses reconnaissances et l’illusion du déjà-vu ou du déjà-vécu. S’accompagnant souvent d’un sentiment d’étrangeté et de déréel, la paramnésie se manifeste dans des états modifiés de la conscience et au début de la psychose de Korsakov.
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Paranoïa
Psychose chronique caractérisée par un délire généralement bien construit et systématisé, s’accompagnant de troubles du jugement et de la perception mais sans détérioration intellectuelle ni atteinte des formations instrumentales.

HISTORIQUE
La paranoïa a d’abord correspondu chez les aliénistes français au délire de persécution décrit par C. Lasègue. Cette entité nosologique, apparue en 1852, trouvait son origine dans certaines formes de mélancolies, ou délires partiels, de P. Pinel et se situait dans le cadre des monomanies créé par E. Esquirol pour bien distinguer la mélancolie, ou lypémanie (délire triste), des délires monomaniaques, dont la monomanie de persécution était une des formes les plus fréquentes. F. Leuret insiste le premier sur la distinction entre les délirants « incohérents » et les « arrangeurs » dont le délire se systématise, s’organise d’une manière logique (1834). Plus tard, V. Magnan précise les caractères du délire chronique à évolution systématique en l’opposant aux délires mal construits des dégénérés. Ses élèves P. Sérieux et J. Capgras attachent leur nom à la forme de délire la plus typique : le "délire d’interprétation ou folie raisonnant" (1909), qui viendra se confondre avec la paranoïa telle qu’elle apparaît alors dans la classification de E. Kraeplelin.

LES DEUX GRANDES FORMES CLINIQUES DE LA PARANOIA
>> Les délires passionnels
Pour les premiers on connaît surtout l’érotomanie, le délire de jalousie et celui de revendication.
->L’érotomanie, décrite par G. G. de Clérambault, est l’illusion délirante d’être aimé par un objet le plus souvent inaccessible (vedette…) (8 fois sur 10 une femmes est l’objet)
->Le délire de jalousie est une jalousie amoureuse morbide qu’il faut bien distinguer des jalousies secondaire de l’alcoolique. Elle est souvent l’expression d’une passion homosexuelle inconsciente pour le rival (D. Lagache).
->Le délire de revendication est caractérisé par le besoin prévalent et la volonté irréductible de faire triompher une demande que la société se refuse à satisfaire. Le patient a la conviction inébranlable de détenir la vérité et d’être d’une entière bonne foi. S’en rapprochent les délires de filiation et de parenté célèbre méconnue.
 >> Les délires d’interprétation
Leur forme la plus fréquente est le délire de persécution à interprétations multiples, qui s’étend en réseau et envahit peu à peu toutes les activités du patient. Il s’accompagne parfois d’hallucinations. Les conduites agressives y sont très fréquentes : dénonciations, plaintes non justifiées à la police et au procureur, coups, blessures et parfois meurtre du ou des « persécuteurs ». S’en rapproche une forme individualisée par E. Kretschmer, le délire de relation, ou paranoïa sensitive, survenant chez des sujets sensibles et timides, capables de retenir des expériences vécues pénibles jusqu’à la réaction brutale délirante qui envahit sur le mode persécutoire tout le système relationnel du patient.

S. Freud, à la suite de Kraepelin, adopte cette grand distinction et englobe dans la paranoïa, outre le délire de persécution, l’érotomanie, le délire de jalousie et le délire des grandeurs. Il s’oppose ainsi à Bleuler, qui fait entrer la paranoïa dans le groupe des schizophrénies, retrouvant à l’origine des deux maladies mentales le même trouble fondamental, la dissociation. C’est cette dernière conception qui prévaux actuellement dans l’école psychiatrique américaine d’inspiration psychanalytique.
Freud, cependant, pour d’autres raisons, en particulier parce que la systématisation du délire ne suffit pas à ses yeux à définir la paranoïa, n’hésite pas à rattacher à ce groupe certaines formes, dites « paranoïdes », de la démence précoce. Ainsi, dans le titre même de son observation du cas Schreber, il fait équivaloir paranoïa et démence paranoïde.

LE CAS SCHREBER
Freud établit en 1911 l’observation d’un cas de paranoïa à partir des « Mémoires d’un névropathe » (1903) du président Schreber, éminent juriste qui avait écrit et publié lui-même l’histoire de sa maladie. Celle-ci avait commencé, après sa nomination à la présidence de la cour d’appel, progressivement sous la forme d’un « délire hallucinatoire » multiforme pour culminer ensuite dans un délire paranoïaque systématisé, à partir duquel, selon l’un de ses médecins, « sa personnalité s’était réédifiée » et il avait pu se montrer « à la hauteur des tâches de la vie, à part quelques troubles isolés ».
Dans ce délire, Schreber se croyait appelé à faire le salut du monde, cela sous une incitation divine qui se transmettait à lui par le langage des nerfs et dans une langue particulière, appelée « langue fondamentale ». Pour cela, il lui faudrait être changé en femme.
L’hypothèse de départ de Freud était qu’il pouvait aborder ces manifestations psychiques à la lumière des connaissances que la psychanalyse avait acquises des psychonévroses, parce qu’elles découlaient des mêmes processus généraux de la vie psychique. Ainsi, dans les rapports que, dans son délire, Schreber entretient avec Dieu, il retrouve, transposé, le terrain familier du « complexe paternel ». Il reconnaît en effet dans ce personnage divin le « symbole sublimé » du père de Schreber, médecin éminent, fondateur d’une école de gymnastique thérapeutique, avec lequel celui-ci devait entretenir, comme tout garçon des rapports faits à la fois de vénération et d’insubordination.
De même, dans la subdivision entre un Dieu supérieur et un Dieu inférieur, il retrouve les personnages du père et du frère aîné.
Narcissisme et homosexualité
C’est essentiellement autour du rapport érotique homosexuel à ces deux personnes que Freud fait tourner son interprétation. Il considère en effet comme de l’essence de la paranoïa que Schreber ait dû construire un délire de persécution pour se défendre du fantasme de désir homosexuel, qu’exprimerait, selon lui, la fémninisation exigée par sa mission divine. Et ce fantasme, présent dans l’évolution normale du garçon, ne deviendrait cause de psychose que parce qu’il y aurait, dans la paranoïa, un point de fragilité qui se trouverait « quelque part aux stades de l’autoérotisme, du narcissisme et de l’homosexualité ».
Cette référence au narcissisme sera précisée en 1914 lorsqu’il distinguera plus nettement encore la libido d’objet de la libido narcissisque, du côté de laquelle il situera la psychose dans son ensemble. Chez les schizophrènes comme chez les paranoïaques, il suppose en effet une disparition de la libido d’objet au profit de l’investissement du moi et le délire aurait pour fonction secondaire de tenter de ramener la libido à l’objet.

LE MECANISME PROJECTIF
Freud, en reprenant cette thèse, va lui donner un développement très important, puisqu’elle va fonder l’essentiel de sa théorie : le délire de persécution, en effet – de même d’ailleurs que les délires érotomaniaques et de jalousie -, serait toujours le résultat d’une « projection », qui produit, à partir de l’énoncé de base homosexuel : « Moi, un homme, j’aime un homme », d’abord sa négation : « Je ne l’aime pas, je le hais », puis l’inversion des personnes : « Il me hait. » par cette projection, ce qui devrait être ressenti intérieurement comme l’amour est perçu, venant de l’extérieur, comme de la haine et le sujet peut éviter ainsi le danger dans lequel le mettrait l’irruption à sa conscience de ses désirs homosexuels. Danger considérable du fait de la fixation de ces malades au stade du narcissisme, ce qui ferait de la menace de castration une menace vitale de destruction du moi.

LA FORCLUSION DU NOM-DU-PERE
J. Lacan introduit une donnée essentielle pour comprendre ce que Freud appelle le « complexe paternel » chez le névrosé et ce qui le distingue de ce que l’on rencontre chez le psychotique, clarifiant du coup considérablement ce que signifie la prétendue « homosexualité » du paranoïaque. Cette donnée est celle de la fonction paternelle symbolique, ou métaphore paternelle, désignée encore sous le terme de « Nom-du-Père » qu’il convient de distinguer du père réel en ce qu’elle résulte de la reconnaissance par une mère non seulement de la personne du père, mais surtout de sa parole, de son autorité, c’est-à-dire de la place qu’elle réserve à la fonction paternelle symbolique dans la promotion de la loi.
Chez le paranoïaque, cette métaphore n’est pas opérante. Il y a chez lui – Lacan reprend là un terme plus tardif dans l’œuvre de Freud – Verwerfung, qu’il traduit par « forclusion », c’est-à-dire que, au lieu du Nom-du-Père, il y a un trou, qui produit chez le sujet un trou correspondant à la place de la signification phallique, ce qui provoque chez lui, lorsqu’il se trouve confronté à cette signification phallique, le désarroi le plus complet. C’est ainsi que se déclenche la psychose chez Schreber, au moment où il est appelé à occuper lui-même une fonction symbolique d’autorité, situation à laquelle il ne peut que réagir par des manifestations hallucinatoires aiguës, auxquelles peu à peu la construction de son délire viendra apporter une solution, constituant, à la place de la métaphore paternelle défaillante, une « métaphore délirante », destinée à donner un sens à ce qui pour lui en est totalement dépourvu.
Dans cette conception, on comprend mieux à quoi correspond ce que Freud désigne comme homosexualité. Il s’agit plus exactement d’une position transsexuelle, c’est-à-dire d’une féminisation du sujet, subordonnée non pas au désir d’un autre homme mais à la relation que sa mère entretient avec la métaphore paternelle et donc avec le phallus. Dans ce cas, qui est de forclusion du premier terme, l’enfant est tenu d’être ce phallus maternel, la conclusion étant que, « faute de pouvoir être le phallus qui manque à la mère, il lui reste la solution d’être la femme qui manque aux hommes » (Ecrits) ou encore la femme de Dieu.
La forclusion de la métaphore paternelle interdit en effet d’assimiler à une position féminine dans l’homosexualité, ou à celle plus générale de l’Œdipe inversé, cet « être la femme » auquel se trouve contraint Schreber, parce que c’est précisément la menace de castration qui, contrairement aux deux autres situations, lui fait complètement défaut.
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Paranoïaque
On distingue trois catégories de paranoïaques :
1. les paranoïaques de combats, ayant à la fois une hypertrophie du moi (orgueil, sentiment de leur grande supériorité), une attitude habituelle de méfiance (tendance à ressentir leur entourage d’une manière hostile et à interpréter les comportements d’autrui avec malveillance) et la fausseté du jugement (avec opinions tendancieuses et erronées sur les autres, application de la loi et des règlements sans souplesse, revendications continuelles et engagements de procédures judiciaires non fondées) ;
1. Les paranoïaques de souhait, qui aux traits précédents ajoutent une préoccupation idéologique ou théorique dont ils revendiquent l’intérêt l’absolue vérité ; comme les idéalistes passionnés décrits par M. Dide et P. Guiraud, ils sont volontiers fondateurs d’une secte ou militants d’un mouvement réformateur ou même révolutionnaire ;
1. Les paranoïaques sensitifs, décrits par E. Kretschmer, caractérisés par une introversion et une sensibilité excessive, une incapacité de décharge émotionnelle normale et une grande timidité. C’est à la suite d’une ultime déception, après beaucoup d’autres auxquelles ils n’ont pas réagi, qu’ils vont brusquement décompenser dans un « délire de relation des sensitifs ».
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Paranoïde
Se dit d’une délire qui est flou, imprécis, incohérent, sans systématisation ni construction logique et généralement polymorphe quant à ses contenus et à ses mécanismes. Sa structure va donc s’opposer à la fois à celle des délires paranoïaques bien systématisés, cohérents et surtout interprétatifs (selon le type décrit par P . Sérieux et J. Capgras), et à celle des paraphrénies, où la construction délirante, quoique souvent fantastique ou confabulante, garde une certaine logique et permet au patient de conserver un assez bon contact avec la réalité. Le délire paranoïde, avec le repli qui l’accompagne, fait perdre ce contact et entraîne le malade par sa monotonie et ses stéréotypes vers un état pseudo-démentiel. Il est spécifique de l’expression délirante qu’avait observée E. Kraepelin chez certains déments précoces.
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Paraphasie
Utilisation de mots et de phonèmes inappropriés et déformés dans le langage oral, s’observant au cours de certaines formes d’aphasie. On distingue l’aphasie verbale, où le mot attendu est remplacé par un autre, de la paraphasie phonémique, où l’agencement des phonèmes pour constituer un mot est déformé ou inversé.
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Paraphilie
Anomalie ou perversion de la sexualité caractérisée par la recherche régulière de l’excitation génitale et du plaisir sexuel auprès d’un partenaire ou d’un objet n’ayant pas habituellement ce rôle, ou dans une situation bizarre et anormale.
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Paraphrénie
Psychose délirante chronique à mécanismes surtout hallucinatoire et imaginatif. Les thèmes de la paraphrénie sont souvent de caractère fantastique avec une construction relativement logique et cohérente malgré une extension assez désordonnée ; son évolution n’entraîne pas de dissociation mentale ni de désorganisation profonde de la personnalité (comme c’est le cas dans la schizophrénie), ce qui permet au patient qui en est atteint de garder un assez bon contact avec la réalité.
Ce groupe nosologique, créé par E. Kraepelin entre 1909 et 1913, désigne en fait des délires chroniques se situant entre la démence précoce de type paranoïde et la paranoïa. On en distingue quatre grandes formes cliniques :
1. la systématique, correspondant à la psychose hallucinatoire chronique de G. Ballet ;
1. la fantastique, avec délire cosmique et ésotérique particulièrement riche et extraordinaire ;
1. l’expansive, qui se rapprocherait de certaines manies chroniques
1. la confabulante, voisine (avec la fantastique) des délires d’imagination de E. Dupré.
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Paresthésie
Parkinson (maladie de)
Affection neurologique due à une dégénérescence au locus niger (ganglions de la base) entraînant notamment un déficit dopaminergique marqué.
Trois signes cliniques majeurs caractérisent cette maladie : un tremblement au repos affectant particulièrement les main, une rigidité, une akinésie (difficulté à déclencher un mouvement volontaire). On observe souvent de anomalies de la posture et de la marche ainsi que des troubles psychiques. Cette maladie, dont la cause est inconnue affecte plus particulièrement les personnes âgées.
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Parkinson (maladie de)
Affection neurologique due à une dégénérescence du locus niger (ganglions de la base) entraînant notamment un déficit dopaminergique marqué.
Trois signes cliniques majeurs caractérisent cette maladie : un tremblement au repos affectant particulièrement les mains, une rigidité, une akinésie (difficulté à déclencher un mouvement volontaire). On observe souvent des anomalies de la posture et de la marche ainsi que des troubles psychiques. Cette maladie, dont la cause est inconnue, affecte plus particulièrement les personnes âgées.
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Pathomimie
Simulation volontaire de symptômes pour attirer l’attention de l’entourage ou dans un but utilitaire. Différente de la simulation consciente et utilitaire, la pathomimie (terme créé par G. Dieulafoy) s’appelle « pathologie factice ». On rencontre surtout des dermato-pathomimies, fréquentes sur les régions cutanées découvertes, allant jusqu’à de véritables stigmates (J. Corraze) ; des fièvres simulées ; des hémorragies provoquées pouvant s’accompagner d’anémie.
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Patient désigné
Personne désignée parmi les patients, au cours d’une thérapie familiale, comme régulateur du processus thérapeutique.
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Pédophilie
Dans la majorité des cas, l’enfant est une fillette âgée d’une dizaine d’années, mais il arrive que des homosexuels essayent d’attirer des mineurs plus âgés.
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Pédopsychiatrie
Spécialité médicale qui a pour objet de prévenir, de dépister et de traiter les troubles psychiques que présentent les enfants et les adolescents.
Historiquement, J.M G. Itard est le pionnier qui tente de comprendre et de traiter les troubles d’un enfant nommé Victor. Il s’agit de l’enfant sauvage de l’Aveyron, qui a été admis à l’Institut national des sourds-muets, rue Saint-Jacques, à Paris, le 6 août 1800. Itard, pour la première fois, évoque le caractère acquis de la déficience et sa curabilité, à une époque où les médecins ne conçoivent la déficience que fixée et non évolutive (Ph. Pinel).
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Périodique (syndrome)
Syndrome psychiatrique à évolution récidivante.
La qualification « périodique » s’applique essentiellement à la psychose maniaco-dépressive, qui est caractérisée par la succesion à intervalles variables d’accès de manie et de mélancolie.
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Persécution (délire de)
Croyance pathologique d’un sujet convaincu d’être l’objet d’attaques et d’hostilité de la part de personne réelles ou imaginaires.
C’est le thème le plus fréquent des états délirants, qu’ils soient aigus comme le delirium ou chroniques comme la paranoïa. C’est pourquoi les premiers aliénistes qui cherchent à individualiser le délire chronique sont tentés d’axer leur description sur ce contenu persécutoire. C’est le cas de F. Leuret (« Le Délire des arrangeurs » in [Frangements psychologiques sur la folie, 1834] et surtout de Ch. Lasègue (Du délire de persécutions, 1852) et de V. Magnan (1890). Ce dernier le décrit avec son évolution en quatre périodes : doute et anxiété, persécution exprimée, mégalomanie, démence vésanique terminale (délire chronique à évolution systématique).
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Persévération
Tendance à maintenir et à répéter d’une manière inappropriée le même type de conduite ou de réponse comportementale sans tenir compte du changement de la situation ou de la question posée. Elle se rencontre surtout dans les états d’arriération mentale, de schizophrénie catatonique ou de confusion mentale stuporeuse et dans toutes les formes de démence au début.
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Personnalité multiple
Trouble de la personnalité défini par l’existence chez une même personne de deux ou plusieurs personnalités distinctes dont chacune prend tour à tour le contrôle total du comportement du sujet.
Au niveau phénoménologique, les cas recensés sont surtout des femmes présentant une personnalité anxiodépressive avec des troubles du comportement alimentaire ainsi que des manifestations hallucinatoires auditives et visuelles. De même, on peut retrouver dans les antécédents des manifestations de conversation, d’amnésie psychogène, des fugues nombreuses, des comportements suicidaires ainsi que des conduites d’automutilation.
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Personnalité psychopathique
Personnalité pathologique dont la structure n’est ni psychotique ni névrotique, caractérisée par l’instabilité, l’impulsivité et une grande variété de traits de caractère et se manifestant surtout par des conduites antisociales ne s’accompagnant pas de culpabilité consciente.
Esquirol avait le premier décrit une monomanie instinctive, sans trouble de jugement, avec atteinte unique de la volonté poussant le sujet à commettre des délits.
C’est à V. Magnan que l’on devra ensuit la notion de déséquilibre mental, qui deviendra, dans une perspéctive constituitonnaliste d’E. Dupré, « perversion instinctive ».
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Perversion
Toute relation sexuelle cherchant le plaisir en dehors des relations dites « normales » avec un partenaire de sexe opposé et d’âge équivalent. On remplace cette notion, chargée de connotation morale, par celle de paraphilie.
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Perversité
Disposition active à faire le mal intentionnellement en faisant appel aux ressources de l’intelligence et de l’imagination.
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Pharmacomanie
Abus de médicaments, qui sont utilisés en dehors de leurs indications.
A la différence de la toxicomanie, l’attachement du sujet à un médicament s’apparente à une habitude devenue compulsive. L’action pharmacologique joue un rôle secondaire, même si l’on peut voir apparaître un phénomène de tolérance qui conduit à augmenter les doses.
Le pharmacomane, ou pharmacophile, est surtout un névrosé, dont l’angoisse peut rester diffuse ou se structurer sur un mode phobique, obsessionnel ou hypocondriaque. Il craint tout changement de prescription, qui, selon lui, entraînerait inévitablement une réémergence de troubles. Alors que le toxicomane qui détourne un médicament de son usage est à la recherche d’un plaisir immédiat, le pharmacomane l’utilise comme un objet contraphobique.
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Pharmacopsychologie
Discipline qui étudie les effets de substances chimiques chez l’homme et leur capacité à induire des troubles mentaux.
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Phobie
Dans la population générale, les phobies sont fréquentes et de natures très diverses. Elles se dénombrent par certaines. Certaines subsistent toute une vie durant. D’autres s’estompent et même disparaissent, spontanément, avec l’âge. Elles peuvent ne s’inscrire dans aucun contexte étiopathogénique et ne gêner que modérément le sujet qu’il n’est pas confronté aux stimulations phobogènes. Tel est le cas des « phobies simples », phobies de petits animaux, phobies d’objets, ou de situations.
>>La phobie sociale se manifeste par un évitement des situations dans lesquelles le sujet serait amené à être observé et critiqué par les autres : prendre la parole devant plusieurs personnes, aller au restaurant…
>>L’agoraphobie désigne étymologiquement la peur de se trouver dans des lieux publics d’où il est difficile de sortir rapidement. A l’heure actuelle, ce mot prend un sens plus large : il englobe les peurs des déplacements (traverser une rue, passer sous un pont ou dans un tunnel par ex) Les troubles des agoraphobes, comme ceux de nombreux autres phobiques, diminuent ou peuvent même ne pas se manifester lorsqu’ils sont accompagnés de personnes de leur choix, ce qui les met sous la dépendance de leur entourage. Leurs manifestations d’anxiété, anticipant la situation redoutée, s’accompagnent de troubles psychophysiologiques : impression de faiblesse des jambes, d’évanouissement imminent, de sensations vertigineuses…. Les appréhensions des agoraphobes ne seraient plus, alors, liées à un stimulus externe mais constitueraient ce qui a été décrit étant « la peur de la peur », cette dernière restant liée à des sensations internes dont les chercheurs estiment que les origines pourraient être soit physiologiques, soit biochimiques.
Le traitement des phobies relève essentiellement des psychothérapies, de la psychanalyse ou d’une thérapie comportementalo-cognitive visant à permettre au sujet d’affronter sans angoisse l’objet phobogène.

SITUATION FREUDIENNE DE LA QUESTION DE LA PHOBIE : L’ANGOISSE DE CASTRATION.
La phobie est d’emblée une notion psychanalytique. S. Freud l’appelle hystérie d’angoisse. Malgré l’éclatement de cette notion en symptômes divers surgis dans l’hystérie, la névrose obsessionnelle, la psychose même, il se dessine une spécialité structurale de la phobie. Son enjeu, qui peut être étudié dans la très fréquente et passagère phobie infantile, est la symbolisation même, dans son lien difficile avec l’imaginaire.
L’hystérie d’angoisse, chez Freud, s’oppose à l’hystérie de conversion, où de grandes formes d’excitation liée à l’investissement libidinal d’une représentation refoulée conduisent à un symptôme somatique. Dans l’hystérie d’angoisse, l’angoisse due à une représentation angoissante liée à la sexualité apparaît en elle-même, produit une fuite qui oriente l’investissement vers une représentation substitutive qui joue le rôle à la fois de signal d’angoisse et d’écran devant la vraie raison de cette angoisse, qui est à trouver et à définir.

Freud, dans l’analyse du petit Hans, expose un cas qui noue la question de la phobie enfantile c’est-à-dire ce moment de l’enfance, 3 à 5 ans peut-être, où souvent le sujet prend peur de façon irraisonnée devant certains animaux et certains espaces et où surgit ainsi le signal de ce que Freud théorise comme l’angoisse de castration. Cette phobie se résout le plus souvent avec la prise en compte par l’enfant de l’ordre qui régit non seulement sa sexualité, mais la transmission et la filiation.
Le petit Hans n’osait sortir dehors : il avait peur qu’un cheval attaché à une carriole ne le mordre. Il semble qu’il ait craint surtout que ce cheval ne tombe et ne fasse alors un « charivari ». Freud ne mena pas directement la cure, mais indirectement, par les parents de hans, qui étaient ses élèves. Cela n’est pas indifférent par rapport à cette interrogation fondamentale du phobique sur la transmission du savoir concernant le désir et la jouissance. Le petit Hans, comme tout phobique, si « infirme » qu’il soit dans sa claustration, est vif, intelligent, lucide et démystificateur. Il est volontiers ironique devant les théorisations parentales qui caricaturent pesamment les théories freudiennes sur le complexe d’Œdipe et l’angoisse de castration, tout en en reconnaissant la justesse, d’ailleurs. En effet tout le travail que Hans fait sur la différence sexuelle, sur la venue des enfants et en particulier de sa soeur Anna si jalousée, sur son « déni » devant le sexe de sa soeur élabore peu à peu autre chose que la panique devant ce substitut phallique qu’est le cheval dans la réalité extérieure ; il admet peu à peu ce que l’angoisse de castration enjoint de symboliser et il est conduit à une certaine guérison.
Cependant, le ressort de sa cure – et n’est-ce pas une indication pour les cures de phobie ? – vint au moment où Freud dit à Hans : « Bien avant qu’il ne vînt au monde, j’avais déjà vu qu’un petit Hans naîtrait un jour qui aimerait tellement sa mère qu’il serait par la suite forcé d’avoir peur de son père et je l’avais annoncé à son père ». A ce que Freud appelle avec humour « sa vantardise enjouée » correspond une intervention qui n’est pas une prédiction religieuse, même si le petit Hans demande brusquement à son père : « Le professeur parle-t-il avec le Bon Dieu pour qu’il puisse savoir tout ça d’avance ? » Certes, Freud indique le juste lieu de la peur de Hans : le cheval serait un substitut du père dans le triangle oedipien ; mais encore fallait-il que cette historisation du conflit pût situer un savoir inconscient comme un ensemble (Lacan le nommera S(A), comme le lieu de langage où Hans a sa place dans la transmission signifiante ; si le « cheval » vient en assonance avec Freud, c’est qu’il n’est plus seulement ce morceau d’espace qui surgit de l’horizon et qui tombe brutalement, dans sa crudité non symbolisable, c’est que le petit Hans est entré dans le nœud qui lie filiation, nomination, transmission par les réseaux symboliques du langage.
Il va dès lors pouvoir retrouver le lieu fictionnel des théroies sexuelles infantiles où peuvent s’historiser comme un jeu sérieux les différentes places où un sujet peut se tenir et où la castration peut prendre un autre sens qu’un danger de mutilation. Guérison imparfaite, dira Lacan, dans la mesure où c’est du côté d’une grand-mère qu’il trouvera, entre sa mère et lui, le tiers qu’il ne trouve pas chez son père et où la paternité qu’il situera sera surtout une paternité imaginaire. Il reste que la question du phallus et de ses lois a pu être posée et que la réponse donnée prendre place dans un lieu dialectisé et non projeté dans la réalité extérieure de l’espace comme l’imminence d’un danger qui, n’obéissant à aucune loi, peut surgir à n’importe quel moment de n’importe où.
Dans « Inhibition, symptôme, angoisse (1920) », Freud renvoie la phobie à une angoisse du « moi » et situe ainsi l’angoisse de la phobie directement en relation avec la menace de castration, tandis que l’angoisse hystérique se manifeste par la perte de l’amour du côté de l’objet et que l’angoisse de la névrose obsessionnelle se joue par rapport au surmoi. Il ne semble pas pourtant que ces précisions invalident l’idée d’une notion pulsionnelle refoulée qui reviendrait comme une perception de l’extérieur.

L’IDEE LACANIENNE DU SIGNIFIANT PHOBIQUE
Lacan, dans le séminaire sur la « Relation d’objet » 1956-57, étudie quasi mot à mot l’analyse du petit Hans relatée par Freud. Il nous fait passer de la considération stérile de l’objet phobique à l’idée opératoire de signifiant phobique. Ce signifiant phobique, par ex le « Pferd » pour Hans, y est défini comme signifiant à tout faire, véritable métaphore du père qui permet à l’enfant de symboliser le Réel de la jouissance phallique, qu’il découvre et qui fait surgir les enjeux oedipiens.
L’objet phobogène est situé alors par Lacan comme ce qui, dans l’espace, sert à masquer l’angoisse fondamentale du sujet. « Pour combler quelque chose qui ne peut se résoudre au niveau du sujet, au niveau de l’angoisse intolérable, le sujet n’a d’autre ressource que de se fomenter la peur d’un tigre de papier ». La question est alors de savoir ce qui lie l’objet phobogène au signifiant phobique : mais cela ne semble pas directement abordé chez Lacan, bien que ce ne soit qu’à partir de la théorie lacanienne de l’objet a, et en particulier de ce qu’il dit du regard, que le problème de cette articulation puisse être résolu.

Dans le séminaire "D’un autre à l’Autre" (1964), Lacan prend position sur la question de savoir si on peut parler d’une « structure phobique » : « On ne peut pas y voir une entité clinique », dit-il « mais plutôt une plaque tournante, quelque chose qui doit être élucidé dans ses rapports avec quoi elle vire le plus communément, à savoir les deux grands ordres de la névrose, l’hystérie et l’obsession, mais aussi bien la jonction qu’elle réalise avec la perversion ».
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Photopsie
Hallucination visuelle élémentaire, ayant la forme d’une tache lumineuse de petite taille.
Les photopsies se rapprochent des zoopsies qui se manifestent dans les accès de delirium tremens.
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Pica
Perversion de l’appétit conduisant le sujet à absorber des substances non comestibles et parfois dangereuses pour l’organisme.
Il peut s’agir d’arriérées profonds ou d’enfants autistes qui s’alimentent ainsi d’une manière impulsive et inadaptée. Plus rarement, ce sont des femmes enceintes qui ingurgitent de la terre pour lutter contre une éventuelle « déminéralisation » dans certains milieux culturels traditionnels.
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Pick (maladie de)
Démence présénile, caractérisée cliniquement par une détérioration mentale progressive avec troubles de l’humeur, sans atteinte de l’orientation spatiale (au début), et anatomiquement par une atrophie cérébrale localisée aux régions frontale et temporale (à l’exclusion de la première circonvolution temporale).
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Pinel (Philippe)
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Pithiatisme
Ensemble de troubles physiques se manifestant chez un sujet par la suggestion venant d’autrui ou par autosuggestion.
Le terme créé par J. Babinski visait à une critique des travaux de J. M. Charcot sur l’hystérie et à la mise en question de cette dernière en tant que véritable entité morbide. Par des examens neurologiques minutieux de malades hystériques, Babinski en arrive en effet à démontrer que toute leur « pathologie » est simulée et qu’il ne s’agit en fait que de « pathomimie ».
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Placebo
Médicament ne contenant à dessein aucun composé pharmacologiquement actif. L’efficacité du placebo repose sur la confiance que le patient accorde à ce médicament, dont il ignore la vraie nature. On dit qu’il existe un « effet nocebo » (du latin « je nuirai », par opposition à « placebo », « je plairai ») lorsque le patient rapporte les effets indésirables d’une substance sans activité pharmacologique.
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Placement d’office
Internement d’un malade mental en service de psychiatrie habilité, ordonné par l’autorité publique. En France, le placement d’office a été instauré et organisé par la loi du 30 juin 1838.
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Placement familial
Modalité de prise en charge médio-social par laquelle un enfant ou un adulte atteint d’affection mentale est confié à une famille spécialisée à temps plein ou seulement pour la nuit.
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Placement volontaire
Internement d’un malade mental en service de psychiatrie habilité, à la demande de l’entourage. En France le placement volontaire a été instauré et organisé par la loi du 30 juin 1838.
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Polyhandicapé, e
Se dit d’une personne souffrant de plusieurs handicaps provoqués par l’existence chez elle d’au moins deux déficiences ou infirmité différentes.
C’est souvent le cas des handicapés mentaux qui sont en même temps atteints de cécité, de surdi-mutité ou d’infirmité motrice cérébrale.
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Polytoxicomanie
Toxicomanie ou pharmacodépendance simultanée à plusieurs sortes de dorgues.
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Porte ouverte
Politique de libéralisation dans les hôpitaux psychiatriques, à partir des années 1950, conduisant à laisser les portes ouvertes et les malades libres de circuler à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement.
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Possession (délire de)
Délire où le sujet pense être « pris », « habité » par un être étranger à lui-même, lequel se manifeste par des actes, pensées, paroles non reconnaissables pour celui qui en est le réceptacle.
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Post-partum (psychopathologie du)
Troubles psychiques qui peuvent apparaître chez une femme qui vient d’accoucher. Les troubles psychiques du post-partum surviennent précocement mais ont des significations différentes selon qu’il s’agit du syndrome du 3e jour (post-partum blues), d’une dépression mineure ou d’une psychose.
Le post-partum blues apparaît chez environ la moitié des accouchées, qui se plaignent de fatigue et de troubles du sommeil. Elles ont des crises de larmes et des craintes obsédantes de ne pas savoir s’occuper du nouveau-né. Attribué au bouleversement hormonal des suites de couches, ce syndrome serait plus fréquent chez les primipares qui ont présenté des troubles émotionnels durant la grossesse. Il ne nécessite pas de traitement puisqu’il est spontanément résolutif. Il serait même, pour certains, l’indice de la réactivité émotionnelle particulièrement nécessaire à la jeune mère pour établir la relation fusionnelle précoce avec le bébé. La dépression mineure ou atypique du post-partum peut débuter par un syndrome du 3e jour qui se prolonge.
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Potomanie
Tendance impulsive à boire des quantités excessives d’eau ou d’autre liquide. Trouble qui se voit dans des états de grande anxiété ou d’excitation maniaque (ou parfois hystérique).
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Prépsychose
Concept défini par l’école française de pédopsychiatrie pour repérer et traiter des enfants dont le fonctionnement mental présente un risque d’évolution vers une psychose à l’adolescence ou à l’âge adulte.
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Psychopathologie
… On constate que l’établissement de la séparation pour le jeune enfant entre son mode intérieur et la réalité extérieure ne se fait que partiellement. L’enfant ne peut se protéger contres les angoisses liées aux discontinuités des soins maternels et il recourt trop facilement au mécanisme de la satisfaction hallucinatoire de son désir. Il fonctionne souvent en processus primaires (condensation-déplacement comme dans les rêves). Il reste soumis au principe de plaisir, sans pouvoir médiatiser et utiliser les fonctions intrumentales (telles que langage et motricité), pour maîtriser son angoisse et sa détresse.

Clinique
Les enfants prépsychotiques peuvent présenter différents types de symptômes. Certains présentent une efficience intellectuelle satisfaisante, mais un comportement psychomoteur altéré. Ils sont dyspraxiques (maladroits). Leur comportement social est conforme aux désirs de leurs parents. Ils évitent les conflits et sont bien tolérés par l’entourage, qui ne note qu’une certaine niaiserie et une faible curiosité. C’est l’exament psychologique qui révèle le refoulement des représentants psychiques des pulsions, le déni de tout affect désagréable. Ces enfants peuvent évoluer vers une authentique schizophrénie ou devenir de « faux débiles », résistant à toute thérapeutique.
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Presbyophrénie
Forme de démence sénile où l’atteinte de la mémoire prédomine sur la détérioration intellectuelle pendant la période initiale. Les patients gardent longtemps une apparence sociale assez bonne, étant plutôt aimables, rieurs, euphoriques, même. Mais l’affaiblissement psychique sous-jacent continue à s’aggraver et, après cette période d’allure korsakovienne, la démence devient complète.
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Présénescence
Période correspondant au début du vieillissement, s’étendant de 45 à 65 ans et variant considérablement selon les individus. Egalement appelée « prrésenium ou présénilité ».
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Prévention
Ensemble des mesures prises dans une société pour lutter contre l’apparition et le développement des maladie mentales.
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Primal (cri)
Technique psychothérapique fondée par A. Janov 1967 aux U.S.A et reposant sur la reviviscence au niveau psychobiologique, d’une grande intensité dramatique, d’un traumatisme physique et/ou psychique.
Les conceptions de Janov s’inscrivent dans le courant américain dit « Humanistic Psychology » (potentiel humain). Pour Janov, le moi se compose du « moi réel », qui représente les sentiments et besoins réels et essentiels de l’organisme (besoin primal), et du « moi irréel », couverture de ces sentiments qui transforme les besoin réels en besoins névrotiques, dits aussi symboliques, et, corrélativement, les satisfactions réelles en satisfactions symboliques. Le moi irréel se développe à partir des scènes dites « primales », où les besoins et sentiments réels de l’enfant ne sont pas satisfaits, provoquant une intolérable souffrance, d’où l’instauration d’un système de défenses du moi qui va les nier et les réprimer.
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Processus
En psychopathologie, avec K. Jaspers, le terme désigne une modification profonde de la personnalité d’un patient, qui peut être en rapport avec une atteinte cérébrale ou, simplement, psychique mais qui, de toute façon, n’est pas phénoménologiquement compréhensible. C’est le cas d’un processus schizophrénique, qui reste inaccessible à la compréhension et pourrait seulement relever d’une explication naturaliste (par ex un trouble biologique).
Psychan : Mode de fonctionnement de l’appareil psychique.
S. Freud a désigné comme « processur primaire » un mode de fonctionnement caractérisé sur le plan économique par le libre écoulement de l’énergie et par le libre glissement du sens. L’inconscient est par excellence le lieu de ce processus, dont les mécanismes spécifiques sont le déplacement et la condensation comme modes de passage d’une représentation à une autre.
A l’inverse, les processus secondaires se caractérisent sur le plan économique par des liaisons et un contrôle de l’écoulement énergétique soumis au principe de réalité. C’est le système préconscient-conscient qui est le lieu de ces processus secondaires, qui sont le véritable support de la pensée logique et du langage.
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Procrastination
Tendance pathologique à différer l’action, à la remettre à plus tard, à temporiser. C’est une forme d’aboulie fréquente dans la psychasthénie.
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Projectif (test)
Test dont l’objectif principal est l’établissement d’un diagnostic différentiel d’organisation de la personnalité tant normale que pathologique.
Les tests projectifs confrontent le sujet à une situation à laquelle il répond suivant le sens qu’elle a pour lui, car les stimulus utilisés, faiblement structurés, peuvent donner lieu à un nombre très large de réponses. Les tests projectifs font appel aux mécanismes d’adaptation à la réalité, qui régissent l’utilisation adéquate des perceptions (appréhension correcte du contenu manifeste des items du test), et aux mécanismes de projection par lesquels se traduisent les éléments fantasmatiques et affectifs qui font la singularité du sujet. Les principaux tests projectifs utilisés sont le Rorschach et le TAT chez l’adulte, le CAT et le test de Patte-Noire chez l’enfant.
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Projection
Opération par laquelle un sujet situe dans le monde extérieur, mais sans les identifier comme tels, des pensées, des affects, des conceptions, des désirs, etc., croyant de ce fait à leur existence extérieure, objective, comme un aspect du monde.
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Prosopagnosie
Trouble de la reconnaissance des visages connus.
Le malade décrit par J. M. Charcot en 1890 ne reconnaissait plus ni sa femme, ni ses enfants, ni son propre visage.
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Pseudodémence
Forme particulière de dépression sénile, revêtant un aspect démentiel et disparaissant avec le retour à un été thymique normal.
Il est parfois difficile de la distinguer d’une véritable démence, surtout lorsqu’une maladie démentielle s’accompagne, à son début, d’un état dépressif.
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Pseudohostilité
Forme pathologique d’homéostasie familiale à base de dénégation qui permet à un groupe de vivre sous un masque collectif, sous lequel un consensus implicite dissimule un intense besoin d’affection et le transforme en « scénario » de critiques, d’irritations et de revendications sans fin.
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Pseudomutualité
Modèle d’interaction sociale dans une famille à tendance pathologiques théorisé en 1958 par L.C Wynne, I.M. Ryckoff, J. Day et S.I. Hirsch.
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Pseudophobie
Ensemble des manifestations d’angoisse qui ont les mêmes caractéristiques comportementales, l’évitement notamment, que les phobies sans en avoir la spécificité et la permanence.
Les pseudophobies peuvent se rencontrer dans le cadre d’états anxieux sévères tels que ceux qui sont décrits dans les névroses d’angoisse ou dans les psychoses.
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Psittacisme
Répétition mécanique de mots, de phrases entendues, sans que le sujet les comprenne. Ce phénomène est habituel chez les enfants ; il est fréquent chez les débiles mentaux et chez certains psychotiques.
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Psychalgie
Douleur à localisation somatique sans substrat organique lésionnel. Les psychalgies peuvent se manifester chez des patients porteurs d’une affection psychique connue et éventuellement traitée ou chez des sujets indemnes de troubles psychiques. Leur installation est d’ordinaire insidieuse. Leur évolution est subaiguë ou chronique.
Elles se rencontrent surtout dans les états d’anxiété chronique, la névrose hystérique et dans certains syndromes hypocondriaques liés à des dépressions d’évolution torpide et prolongée.
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Psychasthénie
Névrose décrite par P. Janet, se manifestant par un état anxio-dépressif chronique (lié selon lui à un déficit de la tension psychologique) avec inhibition, aboulie, sentiments d’incomplétude et d’autodévalorisation, doutes permanent, idées fixes et obsessions. Le terme, devenu obsolète, a été remplacé depuis S. Freud par celui de « névrose obsessionnelle ».
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Psychédélique
Se dit des caractères de l’expérience due aux hallucinogènes.
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Psychochirurgie
Méthode de traitement des troubles mentaux par intervention chirurgicale sur le cerveau.
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Psychodrame
Technique de jeu improvisé au cours duquel s’expriment des tensions affectives plus ou moins fortes à des fins de psychothérapie personnelle ou d’évolution relationnelle.
La séance se déroule sur trois phases : « l’échauffement du groupe » (angl. Warming-Up Process) ; l’action dramatique elle-même ; enfin l’interanalyse collective du jeu. En cours d’action, l’animateur peut suggérer un renversement de rôle, un soliloque ou encore l’incarnation par le sujet de ses partenaires quotidiens les plus investis (parents, amis, chefs, etc.) aux fins d’intégration ou d’évolution de ses perceptions et de ses affects.
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Psychogenèse
Origine et développement de nature psychique d’un comportement, d’une conduite, d’une maladie mentale ou même organique, dite alors « psychosomatique ». Par extension, le terme définit tout le domaine de l’étude des facteurs psychologique en psychiatrie ainsi que les théories étiologiques dites « psychogénétiques » susceptibles d’expliquer l’apparition des affections mentales par des causes purement psychiques. Il va donc s’opposer à celui d’organogenèse.
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Psychonévrose
Terme utilisé par S. Freud pour désigner des affections où la médiation psychique est surdéterminée par les conflits infantiles et leurs modes de défense spécifiques (l’hystérie, la névrose obsessionnelle, la phobie et certaines psychoses, dont la paranoïa).
Le terme a disparu depuis la distinction entre névrose et psychose
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Psychopathie
Trouble permanent de la personnalité, n’étant ni de l’ordre ni de celui de la psychose et se caractérisant essentiellement par des conduites antisociales impulsives dont le sujet ne ressent pas habituellement de culpabilité. Pour le décrire, le DSM emploie le terme de « personnalité antisociale ».
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Psychopathologie
Sciences des souffrances de l’esprit, considérée à la fois comme une branche de la psychologie et comme une réflexion théorique sur la clinique psychiatrique.
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Psychopharmacologie
Etude des médicaments qui ont un effet sur l’activité mentale (psychotrope).
Certains sédatifs végétaux comme l’opium, la belladone ou la racine de rauwolfia sont mentionnés dès l’Antiquité.
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Psychoplasticité
Tendance à produire des symptômes d’expression somatique sous l’influence de représentations psychiques induites par l’entourage.
La psychoplasticité est une caractéristique de la personnalité hystérique.
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Psychorigidité
Trait de caractère se manifestant par une absence de souplesse des processus intellectuels et une incapacité à s’adapter aux situations nouvelles.
La psychorigidité est un trait de caractère paranoïaque.
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Psychose
Maladie mentale grave atteignant globalement la personnalité du patient et justifiant le plus souvent une prise en charge thérapeutique intensive avec parfois la nécessité d’une hospitalisation contre le gré du patient.
Le terme « psychose » reste général et s’accompagne le plus souvent d’un qualificatif précisant l’évolution (aiguë ou chronique), l’étiologie (organique, affective, etc.) ou la nature (schizophrénique, dépressive, etc.) Il a été créé par le psychiatre autrichien E. Feuchtersleben, qui l'utilisa pour la première fois dans son cours de pathologie mentale, inauguré à Vienne en 1844. Mais il ne se distingue pas alors de celui de « névrose » ou de « vésanie », signifiant seulement : « maladie de l’esprit »

CRITERES SPECIFIQUES DE LA PSYCHOSE
On peut cependant reconnaître à toute psychose les critères distinctifs suivants :
- d’abord, la gravité des troubles, qui vont souvent entraîner des déficiences importants, conduisant quand elles sont définitives à un véritable handicap ;
- ensuite, l’absence de la conscience de la morbidité des troubles ; c’est ainsi qu’un délirant croit à la réalité de son délire et n’admet pas qu’il s’agit d’une maladie nécessitant un traitement ;
- puis l’étrangeté, la bizarrerie des troubles, ressenties par l’entourage avec un sentiment de malaise, dans la mesure où il n’est pas possible de leur donner une explication ou d’en discuter véritablement avec le psychotique ;
- d’autant plus que le quatrième critère est celui de la difficulté de la communication et, parfois même, de l’incommunicabilité totale de psychotique ; celui-ci fuit souvent le contact, s’enfermant dans son silence et ses réticences et utilisant parfois, quand il accepte de parler, un langage incompréhensible bourré de néologismes devenant dans certains cas une véritable schizophasie ;
- enfin, ce repli sur soi-même, pouvant confiner à l’autisme, s’accompagne d’une véritable rupture avec la réalité extérieure, « qui n’est plus reconnue comme elle est, qui peut même être déniée en tout ou en partie et remplacée par une néo-réalité personnelle au sujet, connue de lui seul, incommunicable à autrui » (A. Manus).
- C’est la perturbation profonde de la relation du sujet à la réalité qui va rester le critère essentiel de la psychose, en particulier pour les psychanalystes, qui vont repérer, à la suite de S. Freud, des mécanismes psychotiques spécifiques pour l’expliquer : « c’est d’abord la projection du délire qui fait suite au refoulement et par laquelle le malade va projeter à l'extérieur de lui-même ce qu’il se refuse à reconnaître comme sa propre réalité psychique. C’est le cas, en particulier, de l’attirance homosexuelle pour un objet transformé en persécuteur haï dans la paranoïa. C’est ensuite, avec J. Lacan, la forclusion (terme emprunté au vocabulaire juridique, signifiant la déchéance d’un droit qui n’a pas été exercé dans les délais admis) du Nom-du-Père, rejet d’un signifiant fondamental, barrant « l’accès du sujet à l’ordre symbolique, à la métaphore paternelle », où il devait s’inaugurer, et à la « fonction signifiante du phallus », à laquelle s’articule la problématique de la castration.

LA CONCEPTION DE MELANIE KLEIN ET DE DONALD WOODS WINNICOTT
Toute autre est la position de Melanie Klein. Elle donne un rôle essentiel à la mère comme pourvoyeuse de bons et de mauvais objets et, comme telle, génératrice de tous les maux comme de tous les bienfaits ; dans les différentes étapes qui mènent à la résolution du conflit œdipien, la notion de clivage est fondamentale dans le système de concepts qu’elle a forgé pour tout le développement libidinal ; le clivage consiste en une oscillation perpétuelle entre agressivité et angoisse où les objets de désir jouent à la fois à l’extérieur et à l’intérieur du corps ; Lacan, admiratif de ses expériences, la dénommait « tripière de génie » tout en n’adhérant pas à sa façon de théoriser.
Pour Klein, dans un jeu perpétuel d’introjection de bons et de mauvais objets à l’intérieur du corps sous-tendu par l’agressivité et l’angoisse inhérentes à la libido, qu’elle désigne de position schizoparanoïde, la psychose est la fuite vers le bon objet intérieur et la névrose la fuite vers le bon objet extérieur.
Se démarquant légèrement de Klein, Winnicott, faisant toujours la part aussi belle à la mère, dénonce le procès psychotique comme une maladie de la faillite de l’environnement ; le désinvestissement prématuré de la mère, ne permettant pas la substitution de bons objets, fixe l’enfant dans la position schizoparanoïde, d’où l’importance de l’objet transitionnel dans la conquête de l’indépendance du jeune enfant.
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Psychose maniaco-dépressive
Maladie mentale caractérisée par des dérèglements de l’humeur, qui évolue par accès se détachant plus ou moins franchement les uns des autres et de l’état normal.
C’est en 1907 que le terme de « psychose maniaco-dépressive » est introduit par Deny et Camus en France. Reprenant l’ensemble des travaux de E. Kraepelin, ils définissent ainsi cette maladie : « C’est une psychose constitutionnelle, essentiellement héréditaire, caractérisée par la répétition, l’alternance, la juxtaposition ou la coexistence d’états d’excitation et de dépression. » Ils ajoutent qu’ « elle comporte seulement trois groupes d’états différents, reliés, il est vrai, entre eux par de nombreuses formes intermédiaires, des états maniaques, des états dépressifs et des états mixtes ».

La psychose maniaco-dépressive unipolaire : les patients n’ont présenté que des épisodes dépressifs. La psychose maniaco-dépressive bipolaire comporte la succession d’accès dépressifs et d’accès d’excitation. Dans ces deux formes de psychose maniaco-dépressive, la séquence et la durée des cycles comme la durée et la place de l’intervalle libre sont variables mais ne modifient pas le diagnostic.
La psychose maniaco-dépressive est considérée comme une psychose endogène constitutionnelle dont l’évolutivité serait peu influencée par les facteurs psychologiques et environnementaux.

1) dépression endogène
Se réfère à la maladie maniaco-dépressive. (MMD)
Définition : il y a pas de circonstance déclenchant. Evidence ni sur le plan psychologique, et surtout, il y a des antécédents dépressifs personnels et familiaux.
Tendance de la personne de produire des symptômes dépressifs. Tendance biologique et héréditaire dont on parle de plus en plus.

La sémiologie : dans les cas de dépression endogène > 3 éléments spécifiques : Un grande inhibition, insomnie, aggravation des troubles de l’humeur le matin, et amélioration le soir.

1) dépression psychogène
Facteurs déclenchants : rupture, séparation, deuil, maladie, on peut expliquer, interpréter cette dépression par certains événements extérieurs. L’humeur peut changer selon l’évolution ambiante. (la fête peut le changer alors que pour le 1), rien à faire. Y a aussi insomnie d’endormissement. Aggravation vesperale.
Dépression d’épuisement, dépression réactionnelle par rapport à des coups durs, dépression névrotique = dépression qui se déclenche chez la personne déjà névrosée. Y a un terrain propice à la dépression > conflit intrapsychique.

1) dépression somatogène
La dépression est ici une conséquence des troubles corporels soit du SNC. Ex : épilepsie s’accompagne souvent de troubles dépressifs. Ex : tumeur cérébrale, maladie de Parkinson, diabète. Cause iatrogène > intoxication du corps (alcoolisme)

2 catégories de symptôme dépressif :
- humeur dépressive
- baisse d énergie
après on regarde 1, 2 ou 3

> On parle de symptôme dépressifs majeurs par rapport à l’intensité.
> Déprime # dépression. Pour la déprime, il s’agit de tristesse, la vie psychique n’est pas envahie par le pb et le réconfort fait passer. Dépression s’accompagne souvent de l’angoisse.
> BDA, bouffée délirante Aiguë > contient des symptômes dépressif mais qui n’est pas une dépression.
> Manie > l’état manique est un état d’excitation et d’agitation, le plus souvent sur un mode euphorique (Appartient à des troubles de l’humeur)
Etat où le sujet se sent heureux. Etat qui arrive assez brutalement. Signes prodromes (qui annonce l’entrée dans l’accès maniaques).
Etat d’excitation qui se manifeste par trouble de l’humeur, du comportement, et troubles intellectuels.

Troubles de l’humeur dans la manie
Le sujet est euphorique, ce qui donne donc une sensation de forme exceptionnelle. Augmentation de l’estime de soi. L’impression que le sujet a de bonnes idées. Il peut aller jusqu’à la mégalomanie. Sensation que tout est facile ; tout est familiarité, levée d’inhibition. tutoiement facile, prise de contact facile. Erotisme exacerbé. Euphorie qui peut tourner en irritabilité > humeur agressive, susceptible, critique, provocation.
>La dépression = sorte inhibition
>La manie = levée d’inhibition.

3ème caractéristique : caractère ludique. Tout semble un jeu. Le sujet maniaque entreprend beaucoup de choses à la fois. Ici et maintenant. Tout cela semble sans but. Théâtralisation, charmeur, séducteur, langage vif...

Troubles du comportement dans la manie
Les symptômes : tout ce qui témoigne de l’accélération du processus psychique va se manifester dans le comportement : le sujet est très expressif, il bouge bc, ne tient pas en place, est jamais fatigué, dort peu. Il peut aller jusqu’à l’agitation extrême. WCI : fureur maniaque : langage aussi logorrhée. Parle vite sans terminer ses phrases. Il est poétique, envolée lyriques. Entre facilement en contact. Attention très labile. L’activité n’a pas toujours de but. Il est très généreux (dépenses compulsives). Pas de pudeur. Peut avoir des conduites sexuelles anormale.

Troubles intellectuels dans la manie
Il y a une fuite des idées qui passent trop rapidement. Va jusqu’à une salade de mots.
Hypermnésie : mémoires spontanée exagérée., mais trop d’hypermnésie > trop grand distraction. Trop attiré par des stimulus extérieurs
Un accès maniaque est plus court qu’un accès mélancolique.

Nosologie
MMD = maladie de l’humeur, début entre 20 et 30 ans. Facteur héréditaire joue un rôle important, mortalité importante.
La dépression endogène impose une hospitalisation et manie aussi.
Rappel : état mixte : Excitation et idées dépressives.

Comparaison entre manie et dépression

Présentation du maniaque
Tenue très expressive, ouvert, hypermimique, charmeur, tenue plus ou moins extravagante, familier, ludique, hypersyntonie (en accord avec le milieu)

> Humeur :
Exaltation euphorique, optimisme, sentiment de puissance, de force, pseudo-délire, mégalomaniaque, mais versatile, instable, superficiel,

> Processus intellectuel :
Accélération, attention dispersée, pluralité idéique, langage logohrré, relâchement des associations, ludisme.

> Activité psychomotrice :
Accélération gesticulation, agitation, impulsivité

> Symptômes
Exaltation mélancolique, insomnie, sans fatigue, tachycardie, fébrilité, hypertension, déshydratation.

Présentation d’un mélancolique
Renfermé, inhibé, apathique, souffrance apparente, prostré, figé, silencieux, tenue négligée.

> Contact :
Lent difficile, il les évites, émoussement affectif

> Humeur :
Dépressive, douleur morale intense, pessimisme, autoaccusation, dépréciation de soi, introspection guilty, inhibition, rumination, idées suicidaires.

> Processus intellectuels :
Ralentissement de tous les processus cognitifs, vide de la pensée, monotéisme. Peut aller jusqu’au idées mélancoliques délirantes (je suis responsable de tout le malheur du monde) ou jusqu’au syndrome de COTTARD (j’ai pas de poumons)

> Dans le langage :
Le sujet parle peu, débit ralenti

> Activité psychomotrice :
Le sujet bouge peu, mouvements lents, peut aller jusqu’à l’aboulie. inhibition motrice, asthénie, va jusqu’au suicide grave pas le suicide hystérique. Là c’est définitif, artillerie lourde.

> Symptômes somatique :
Ralentissement métabolique.
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Psychose post-traumatique
Psychose survenant à la suite d’un traumatisme crânien.
La majorité des auteurs n’admettent pas cette notion même de psychose provoquée par un choc physique. Ils pensent qu’il ne s’agit pas d’états psychotiques, mais plutôt de syndromes confusionnels chroniques ; cependant, si le tableau clinique est celui d’une authentique psychose, ils pensent qu’elle existait déjà avant l’accident sous une forme patente ou latente.
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Psychose puerpérale
Bouffée délirante polymorphe survenant chez une femme dans les jours suivant un accouchement, associant des éléments délirants centrés sur la naissance et la relation à son enfant à un état confuso-onirique et à des troubles thymiques. Le plus souvent curable en quelques semaines, cette psychose subaiguë fait partie de la psychopathologie du post-partum.
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Psychose de quartier
Discours et rumeur délirants qui s’emparent de l’esprit d’une population donnée et deviennent sa réalité psychique.
Le principe psychopathologique formulé par J. Falret et C. Lasègue avait comme ancrage l’idée qu’une personne ou un groupe de personnes psychotiques et délirantes pouvaient entraîner leur entourage, par un processus d’identification, dans leur délires, qui capteraient ainsi non seulement la réalité psychique mais aussi la place de la « réalité » tout court.
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Psychosensoriel, elle
Se dit d’une expérience perceptive dont les qualités sensorielles ne sont pas produites par des stimulations des organes des sens. Il s’agit donc d’une expérience hallucinatoire. Le terme « trouble psychosensoriel » est d’ailleurs synonyme de celui d’hallucination.
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Psychosomatique
Se dit de ce qui concerne  la fois le corps et l’esprit, notamment à propos des atteintes viscérales organiques ou fonctionnelles provoquées partiellement ou totalement par des facteurs psychoaffectifs.
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Psychothérapie
Toute utilisation de moyens psychologiques pour traiter une maladie mentale, une inadaptation ou un trouble psychosomatique.
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Psychotique
Se dit d’une personne qui est atteinte d’une psychose. Les malades psychotiques sont donc ceux qui souffrent de schizophrénie, de psychose maniaco-dépressive ou d’un délire chronique (paraphrénie, psychose hallucinatoire chronique, paranoïa). Les caractéristiques de la psychose sont essentiellement la rupture avec la réalité extérieure, la diminution ou la perte de la capacité à communiquer, l’étrangeté des troubles, qui restent incompréhensibles, et l’absence de conscience de leur morbidité (à l’inverse de la présence de celle-ci dans les affections névrotiques).
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Psychotonique
Se dit de substances variées exerçant une activité stimulante et parfois dangereuse sur le psychisme. Les psychotoniques comportent des produits comme la caféine, les amphétamines, la noix vomique, les sels d’arsenic, l’heptaminol, dont l’action peut être très nocive.
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Psychotrope
Substance naturelle, semi-synéthique ou synéthique, susceptible de modifier l’activité mentale (au niveau de la vigilance, des perceptions, du cours de la pensée, de l’humeur).
Le terme dû à J. Delay, est contemporain de la révolution pharmacologique des années 1950, qui devaient voir la naissance et le développement spectaculaire de la psychopharmacologie.
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Pussin (Jean-Baptiste)
Surveillant d’hôpital et collaborateur de Pinel à Bicètre, puis à la Salpêtrière (Lons-le-Saulnier, 1746- Paris, 1811) Il a beaucoup contribué à l’élaboration du traitement moral et des premières pratiques institutionnelles asilaires.
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Pyromanie
Impulsion obsédante, incontrôlable et répétitive à allumer des incendies.
Elle se rencontre chez certains débiles, vaniteux et mythomanes, chez des pervers, chez des schizophrènes et chez des paranoïaques. Pour ces derniers, l’acte incendiaire est à la fois un manifestation et une conséquence de leur délire.
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