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Ralentissement
Diminution de l’activité idéique et motrice, à la fois dans son intensité et sa rapidité.
D. Widlöcher en a fait, avec la tristesse, le caractère fondamental des syndromes dépressifs.
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Ramollissement cérébral
Lésion cérébrale consécutive à la suppression de l’apport circulatoire de l’artère irriguant normalement la région qui va se ramollir.
A côté de ces ramollissements importants mais localisés, avec atteinte neurologique et instrumentale évidente, il peut se produire une série de petits ramollissements cérébraux presque microscopiques et disséminés dans tout le parenchyme cérébral. Ces derniers ne se traduisent pas par des syndromes neurologiques évidents mais se manifestent par un état d’affaiblissement psychique plus ou moins démentiel. C’est une démence vasculaire qui se distingue des autres démences (acbiotrophiques) par une évolution moins régulière, par l’apparition précoce de troubles du langage.
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Raptus
Comportement paroxique à caractère de décharge irrésistible et brutale au cours duquel le sujet, entraîné par un état émotionnel intense, risque de passer à l’acte d’une manière parfois dramatique, sur le mode de l’évitement (fugue) ou de l’agressivité (contre autrui ou contre lui-même).
C’est lors d’un accès de grande anxiété ou de confusion mentale aiguë, d’un état crépusculaire ou d’une intoxication (amphétamine, L.S.D., ivresse) que de tels raptus peuvent se produire, conduisant parfois au meurtre ou au suicide.
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Rationalisme morbide
Forme de logique schizophrénique, qui met en jeu des valeurs uniquement comprises par le sujet délirant.
Identifiée par E. Minkowski, cette notion est proche des attitudes antihétiques et du géométrisme morbide. Elle implique un raisonnement par système figé puis une abolition de l’être en faveur d’un système dit « logique », qui servirait de mécanisme de défense contre l’implosion du schizophrène. Le schizophrène (ou la personnalité schizoïde selon les auteurs) tente de vivre uniquement d’après un système philosophique ou mathématique. Ainsi, le chiffre et la quantification peuvent dominer la pensée et parfois les écrits des rationalistes morbides. Si le sujet ou les événements sont en désaccord avec le système, ce sont les événements ou les impressions subjectives qui sont erronés ; le système, ou l’ensemble de pseudo-valeurs, ne peut être mis en question, car il correspond à l’ancrage de l’être dans le monde.
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Réaction
Réponse psychopathologique originale et spécifique qu’un individu peut opposer à un événement vital, un traumatisme psychologique, risquant de mettre en péril son équilibre mental.
Cette notion a été largement développée par A. Meyer, qui avait tenté, au début du Xxe siècle, de substituer à la nosographie psychiatrique de E. Kraepelin une classification en types de réaction. Pour lui, la maladie mentale doit s’envisager comme une réponse, un comportement réactionnel pathologique à des stimulations, des exigences du milieu, auxquelles le sujet ne peut donner une réponse adaptée. Et il classe ces types de réaction morbides en se référant à une notion de dynamisme global, d’ergon (« énergie » en grec), qui va servir de base à la subdivision des comportements psychopatholgoqiques, appelés par lui « troubles de l’ergasie ».
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Réactionnelle (psychose)
Maladie mentale de structure psychotique provoquée par une situation, un événement ou un accident et mettant le sujet qui en est victime dans l’incapacité de s’y adapter sur un mode simplement émotionnel ou névrotique.
On peut la considérer comme une véritable défaillance psychique conduisant à un état psychotique aigu ou subaigu, qui est la conséquence directe d’une épreuve insurmontable venant du milieu externe. C’est une psychose psychogène ou exogène, s’opposant, dans la nosologie de E. Kraepelin, aux grandes psychoses endogènes, dont l’évolution est plutôt chronique, que ce soit sur un mode continu ou périodique.
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Réadaptation
Ensemble d’actions, de techniques médicales, sociales et éducatives susceptibles de permettre à un malade de retrouver, après rémission ou stabilisation de ses troubles, une nouvelle intégration la plus heureuse possible dans son milieu familial et sociao-professionnel.
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Reconnaissance (fausse)
Trouble de l’identification perceptive caractérisé par le fait que le sujet a l’impression de reconnaître des personnes différentes de celles qui sont réellement dans son champ de perception ou des personnes qui lui sont familières au lieu de celles, étrangères, qui se présentent à lui.
Il peut donc, surtout dans ce dernier cas, s’agir d’une paramnésie. Mais, plus souvent, c’est un état confusionnel chronique qui en est responsable, s’associant éventuellement à des troubles de la mémoire comme dans la psychose de Korsakov. Dans d’autres cas, la fausse reconnaissance est délirante et peut se manifester sous quatre formes différentes : le syndrome de sosies, ou illusion des doubles, de J. Capgras ; le syndrome de Fregoli, où le patient croit reconnaître son même persécuteur dans les personnages les plus divers qu’il peut rencontrer ; le syndrome d’intermétamorphose ou de croyance en la transformation d’une personne étrangère en une autre très proche du patient (P. Courbon et J. Tusques).
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Reformulation
Démarche du thérapeute face à un patient, par laquelle il aide le patient à formuler ses affects en reprenant lui-même leur expression dans une nouvelle formulation, telle qu’elle permette d’une part au patient de continuer et d’autre part au patient et au soignant de maintenir le flux de l’échange. Action qui consiste à rétablir un ancien malade dans ses doits, ses capacités, son activité professionnelle, son insertion sociale et familiale.
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Relaxation
Méthode thérapeutique qui, à l’aide de techniques bien définies produisant un état de détente musculaire plus ou moins volontaire, cherche à réduire la tension, l’anxiété, le déséquilibre émotionnel d’un sujet en agissant spécifiquement sur l’activité myotonique et le système neurovégétatif.
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Re-naissance (thérapie de)
Forme de psychothérapie fondée sur l’hyperventilation pulmonaire et tendant à faire revivre sa naissance au patient, en dédramatisant l’aspect traumatique.
Le rebirthing a été inventé aux Etats-Unis au début des années 1960 par L. Orr. En étudiant le développement personnel de ses « patients névrotiques et anxieux », Orr s’est convaincu que nos pensées créent le monde dans lequel nous évoluons, chacun d’entre nous cultivant à la fois des pensées positives et d’autres négatives (responsables de la névrose), dont la valeur pourrait s’inverser dans une processus paychothérapique particulier. La souffrance névrotique viendrait de la persistance de visions négatives du monde, se rattachant en particulier à l’expérience traumatique de la naissance (O. Rank) et entraînant un désir de mort (pour retourner au « non-être » d’avant la naissance).
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Rétroantérograde
Se dit d’une amnésie des événements récents et des événements anciens.
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Rétrograde (amnésie)
Trouble de la mémoire caractérisé par l’impossibilité de se rappeler les souvenirs anciens. Cette amnésie, dit aussi « d’évocation », s’oppose à l’antérograde, qui est une atteinte de la mémoire de fixation.
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Rett (syndrome de)
Retard du développement mental apparaissant au cours de la deuxième année de l’enfant, individualisé pour la première fois en 1966, d’étiologie encore inconnue.
Ce syndrome, décrit jusqu’ici uniquement chez les filles, est caractérisé par un développement initial apparemment normal, suivi d’une perte partielle ou complète du langage, de la marche, de l’usage des mains, associée à un ralentissement de la croissance crânienne et survenant habituellement entre 7 et 24 mois. La perte des mouvements volontaires des mains, les mouvement volontaires des mains, les mouvement stéréotypés de torsion des mains et une hyperventilation, sont caractéristiques de ce trouble. Le développement social et le développement du jeu sont arrêtés alors que l’intérêt social reste habituellement conservé. Une ataxie du tronc et une apraxie se manifestent à partir de l’âge de quatre ans, suivies souvent par des mouvements choréoathétostiques. Cette affection entraîne presque toujours un retard mental sévère, avec des crises épileptiques assez fréquentes. Un état grabataire et spastique s’installe généralement à l’adolescence, faisant perdre à la patiente toute autonomie.
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Revendication (délire de)
Délire passionnel de structure paranoïaque se manifestant par la certitude indiscutable d’être victime d’une injustice ou d’un dommage imaginaires et la volonté irréductible d’obtenir par tous les moyens satisfaction ou réparation.
Ce délire conduit le patient à un comportement de plus en plus importun et agressif vis-à-vis de la société, qu’il accuse d’être injuste à son égard.
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Rite obsessionnel
Comportement que la nosologie psychiatrique moderne fait entrer dans la symptomatologie des troubles obsessionnels-compulsifs.
Ces comportements se manifestent par des vérifications, des soins de toilette (lavage de mains, par ex) ou le nettoyage d'objets ou de vêtements que le sujet se sent obligé d’effectuer selon un ordre prédéterminé et souvent à plusieurs reprises.
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Rogers (Carl)
Psychopédagogue américain (Oak Park, Illinois, 1902-La Jolla, Californie, 1987).
Issu d’une famille protestante très religieuse, il reste longtemps partagé entre deux dimension apparemment contradictoires, phénoménologique et existentielle d’une part, expérimentaliste et scientifique d’autre part.
Son approche (qu’il qualifiera plus tard et très ponctuellement de « non-directive », parlant plus volontiers d’approche centrée sur le client), marquée à la fois par S. Freud et par J Dewey, est profondément originale. Sa conception de la thérapie, expérimentée avec des schizophrènes et conduite dans l’implication directe thérapeute-malade, sans la distanciation médicale et/ou psychanalytique, sera le modèle des reprises non-directives ultérieures, essentiellement françaises.
Ses principaux ouvrages sont : « Psychothérapies et relations humaines » (1942), « Client-Centered Therapy » (1951), « le Développement de la personne » (1961).
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Rorschach (test ou psychodiagnostic de)
Test projectif élaboré en 1921 par le psychiatre zurichois H. Rorschach (1884-1922)
Ce test est composé de 10 planches représentant chacune une tache d’encre obtenue par pliage, c’est-à-dire symétrique. Cinq de ces taches sont noires, deux sont noir et rouge et trois sont dans les tentes pastel. Dans un premier temps, le psychologue demande au sujet de lui dire à propos de chaque planche « à quoi ça lui fait penser ». Après la passation des 10 planches, l’examinateur procède à une enquête qui lui permettra de coter les réponses et, en particulier, de déterminer pour chacune d’elles le type d’appréhension (la réponse concerne-t-elle toute la tache ou une partie seulement ?), le déterminant (forme, couleur, impression de mouvement ou sensation de texture de la tache), le contenu (animal, humain, objet, etc.). Les cotations ainsi obtenues permettent une analyse quantitative en fonction de laquelle on situe le sujet par rapport à une norme et on détermine son type de résonance intime. Ensuite le discours du sujet est soumis à une analyse qualitative ou clinique, laquelle a donné lieu à de nombreuses élaboration théoriques. Selon l’une de celles-ci, le test de Rorschach provoquerait une oscillation des niveaux de conscience entre le pôle plus archaïque, soumis au principe de plaisir, et un pôle plus adaptatif et permettrait donc de repérer le mode de travail du moi face aux fantasmes inconscients et aux mécanismes de défense.
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Rosenzweig (test de frustration de)
Test projectif dû au psychologue américain S. Rosenzweig.
Il est constitué par une série de 24 dessins représentant chacun deux personnages, sur lesquels celui de gauche est en train de prononcer quelques mots décrivant une situation désagréable pour lui-même (ou pour une tierce personne) dont l’interlocuteur de droite est responsable. ( le sujet doit inscrire ce qu’il répondrait s’il était le personnage de droite. Les mimiques et les traits des personnages sont flous, afin de faciliter l’identification du sujet avec le personnage.)
La base théorique du test est la théorie psychanalytique de la frustration par l’agression, celle-ci étant marquée par l’attitude et les paroles du personnage de gauche, celle-là par celui de droite. L’hypothèse est que le sujet s’identifie au personnage frustré et qu’il réagit dans le test comme il le ferait dans la situation réelle correspondante. Le test permet d’étudier les réactions à la frustration du moi (16 images illustrant cette situation) et à la frustration du surmoi (8 images illustrant cette situation). L’interprétation des réponses est faite suivant 2 dimensions :
1. La direction de l’agression (ex : vers l’extérieur ou vers lui même)
2. Le type de réaction.

Les deux dimensions sont combinées et donnent ainsi 9 catégories de réponses indiquées par des symboles particuliers, et les résultats sont donnés sous forme numériques. Puis les résultats obtenus par le sujet sont comparés à ceux d’un groupe d’étalonnage.

La cotation du test permet en outre de déterminer un indice d’adaptation sociale, ainsi qu’un indice de force du moi.
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