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économique
    Se dit d'un point de vue qui prend en compte l'énergie psychique, énergie en droit quantifiable, dont on pourrait évaluer par exemple l'augmentation ou la diminution.

    Le point de vue économique consiste à supposer, à partir de l'expérience clinique, qu'une énergie en droit mesurable circule dans l'appareil psychique, qu'elle s'attache à telles ou telles représentations, qu'elle exerce éventuellement une action pour franchir la barrière du refoulement, qu'elle produit des troubles lorsqu'elle se trouve bloquée, qu'inversement le sujet se trouve libéré des affects coincés en lui par la catharsis, etc. En bref, il s'agit "de suivre le destin des quantités d'excitations et de parvenir au moins à quelque estimation relative de leur grandeur".

    La "règle d'abstinence" énoncée par S. Freud est fondée sur des considération économique : il s'agit d'éviter que l'énergie nécessaire au travail de la cure ne soit dérivée vers la recherche de satisfations substitutives.
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égopsychologie
    Docterine psychanalytique d'origine américaine, représentée par E. Kris, H. Hartmann et R. Loewenstein, à laquelle on peut rattacher Anna Freud, qui a fait de l'ego le centre de la réalité du sujet.

    L'égopsychologie s'est placée dans la perspective d'une psychologie de l'adaptation à la réalité. Le livre sur lequel se fonde l'égopsychologie est : "la Psychologie du moi et le problème de l'adaptation" de H. Hartmann (1930). Il s'appuie sur les travaux de S. Freud postérieurs à 1920, qui donnent une importance croissante au moi et à ses mécanismes de défense, se désintéressant de l'étude du ça et des pulsions, au centre de ses premières recherches.
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empathie
    Mode de connaissance intuitive d'autrui, qui repose sur la capacité de partager et même d'éprouver les sentiments de l'autre.

    Pour certains psychanalystes, comme T. Reik (1937), qui se sont intéressés à l'empathie, l'observation du patient passe par l'auto-observation de la partie du moi de l'analyste transformée par l'admission de l'objet en lui.
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énergie libre - énergie liée
    Formes que prend l'énergie psychique respectivement dans le processus primaire et dans le processus secondaire.

    Lorsque Freud considère le fonctionnement psychique du point de vue économique, il distingue l'énergie "libre", qui tend à une décharge immédiate et complète (caractéristique du processus primaire et du système inconscient), de l'énergie "liée", c'est-à-dire accumulée dans certains neurones (processus secondaire, système préconscient-conscient).
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envie du pénis
    Elément constitutif de la sexualité féminine, qui peut se présenter sous diverses formes, allant du désir souvent inconscient de posséder soi-même un pénis, à l'envie de jouir du pénis dans le coït ou encore, par substitution, au désir d'avoir un enfant.

    Freud fait état à partir de 1908 de l'insatisfaction de la petite fille, qui s'estime moins bien lotie que son camarade; plus tard, en 1917, dans : "Sur les transpositions de pulsions plus particulièrement dans l'érotisme anal", il indique quels désirs peuvent se substituer à l'envie du pénis : celui d'avoir un enfant ou celui de l'homme "en tant qu'appendice du pénis". Mais il raconte également que plus d'une fois des femmes lui avaient rapporté des rêves qui avaient rapporté des rêves qui avaient suivi leurs premiers rapports et qui "révélaient indiscutablement le désir de garder pour soi le pénis qu'elles avaient senti".

    A partir de l'envie du pénis, on peut saisir le ressentiment qu'une femme pourra avoir envers une mère qui ne l'a pas pourvue du pénis; la dépréciation de cette mère qui en est elle-même privée; et ensuite seulement la renonciation à l'activité masturbatoire clitoridienne, l'assomption d'une position sexuelle "passive" où le pénis est donné par l'homme, le souhait substitutif d'avoir un enfant.

    Il pourrait sembler que l'approche lacanienne de la question de la sexuation relativise cette notion d'envie du pénis. Lacan en effet accentue la dimension du symbole du phallus. Il fait valoir que, si un homme "n'est pas sans l'avoir", une femme "est sans l'avoir" (ce qui indique assez que, n'ayant pas, elle peut sans doute par là même avoir fonction de signifiant du désir, "être le phallus" pour l'homme).
    Lacan ne craint pas, pour parler de l'érotisme féminin, de se référer à un film d'Oshima, l'Empire des sens (1976). C'est un film dans lequel l'héroïne, après avoir asservi son amant à sa jouissance sexuelle, après s'être réjouie d'avoir senti le pénis de cette homme bouger "tout seul" en elle pendant qu'elle l'étranglait partiellement, en vient à le tuer et à couper ce pénis avec lequel elle erre quatre jours dans les rues. C'est là une forme extrême du fantasme féminin, mais qui peut en constituer l'horizon inconscient.
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Erikson (Erik Homberger)
    Psychanalyste américain d'origine allemande (Francfort-sur-le-Main 1902) 

    Il est considéré comme un des représentants de la tendance culturaliste de la psychanalyse. Ses travaux concernent surtout l'adolescence : Childhood and Society (1950), Young Man Luther (1958), Insight and Responsability (1964), Identity : Youth and Crisis (1968). Il a écrit également Vital Involvement in Old Age (1986)
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érogène
    Se dit de toute partie du corps susceptible de manifester une excitation de type sexuel.

    Pour la psychanalyse, la notion de zone érogène traduit le fait que des pulsions partielles peuvent investir tout lieu du corps.
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Eros
    Ensemble des pulsions de vie dans la théorie freudienne

    Le terme Eros, qui désigne les pulsions de vie chez S. Freud, en connote la dimension sexuelle tout en évitant de réduire la sexualité à la génitalité. La référence au dieu grec de l'Amour permet en effet de baliser un champ assez vaste, de la perversion à la sublimation.
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état limite
    Cas limite qui se définirait sur le plan nosologique et strucutral comme intermédiraire ou "à la frontière" entre une structure névrotique et une structure psychotique.

    Il s'agit donc de troubles mentaux dont la position nosographique reste assez ambiguë : les termes de psychonévroses graves d'un côté, de schizophrénies pseudonévrotiques de l'autre ont pu, à une certaine époque, les situer sur le plan diagnostic. Mais c'est plus au niveau de la structure de la personnalité, avec les travaux de O. Kernberg et de H. Kohut aux Etats-Unis, de J. Bergeret en France, que la notion s'est précisée. Ces auteurs font état de difficultés pour mener une cure analytique chez certains patients présentant une .grande insécurité intérieure, une intolérance à la frustration, et une hypersensibilité aux remarques souvent ressenties comme un jugement. L'appartion dans le transfert d'une régression inhabituelle obligerait à des modifications de la procédure psychothérapique. Cliniquement, les patients qui représentent ce type de personnalité sont souvent bien adaptés socialement, mais leurs relations affectives sont instables, marquées par la dépendance dite "anaclitique" et la manipulation agressive. Ils se défendent contre la dépression, faite surtout d'un sentiment de solitude, de vacuité et d'ennui, sans la culpabilité ni le ralentissement psychomoteur habituel.
    Le règlement des tensions conflictuelles utilise préférentiellement des passages à l'acte, entraînant une instabilité socioprofessionnelle et affective mais aussi des conduites d'autodestruction par impulsion suicidaires, accidents ou abus toxiques.
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étayage
    Modalité d'intrication des pulsions sexuelles aux pulsions d'autoconservation.

    La notion d'étayage est indispensable de la théorie pulsionnelle de la sexualité. Dès les : "Trois Essais sur la théorie de la sexualité" (1905), S. Freud explique comment les pulsions partielles sont liées à certaines fonctions vitales qui leur servent de support, d'autant mieux qu'elles ont en commun, à l'origine, les mêmes sources et les mêmes objets : la satisfaction de la pulsion orale "s'appuie sur" la satisfaction alimentaire liée aux besoins de nutrition. Ce n'est qu'au moment de l'activité autoérotique que les pulsion sexuelles tendent à se désintriquer des pulsions d'autoconservation.
    La notion d'étayage intervient également dans le choix d'objet. Le sujet élira certains objets d'amour en référence métonymique aux personnes qui ont originellement fourni les premiers objets de satisfaction des fonctions d'autoconservation, lesquels étaient aussi les premiers objets sexuels; c'est le choix d'objet par étayage.
    Enfin, l'étayage permet de saisir le mode d'origanisation de certains symptômes. L'organe qui supporte à la  fois le processus de satisfaction des pulsions sexuelles et des pulsions d'autoconservation constituera le lieu privilégié de l'éclosion d'un symptôme lorsque ces deux types de pulsions s'opposeront à la faveur d'un conflit psychique.
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étrangeté (sentiment d')
    Sentiment de malaise et de bizarrerie devant un être ou un objet pourtant familier et parfaitement reconnu.

    Sous-tendu par une très forte anxiété et une atteinte de la relation au réel, cette altération de la résonance affective habituelle au milieu (ou à soi-même, et s'accompagnant alors d'un sentiment de dépersonnalisation) peut se rencontrer dans la schizophrénie, certains états crépusculaires épileptiques et la psychasthénie (P. Janet).

    La psychanalyse reconnaît le rôle particulier de ce sentiment d'étrangeté dans le vécu psychotique, notamment dans ce que l'on nomme "phénomènes élémentaires" qui peuvent précéder le déclenchement d'une crise. Mais, à la suite de S. Freud, les psychanalystes étendent très au-delà de ce champ ce qu'ils nomment "inquiétante étrangeté" et qui serait provoqué par l'apparition dans le réel de quelque chose qui rappellerait trop directement ce qui est le plus intime, le plus refoulé.
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